Modification de la décision relative à l’immatriculation des motos : Le gouvernement...

Modification de la décision relative à l’immatriculation des motos : Le gouvernement toujours dans la précipitation

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L’équipe de la Rupture continue d’étaler ses faux pas. Il vient de reformuler le communiqué du ministère de l’Intérieur selon lequel, le contrôle de la vérification de l’immatriculation des motos devrait démarrer dans un mois.

Il n’y aura pas de vérification des plaques d’immatriculation sur les motos dans trente jours. L’arrêté sorti par le ministère de l’Intérieur le 14 juin 2016 a été rapporté. Il a été remplacé par une nouvelle décision qui ne précise plus de date de contrôle. Le gouvernement a dû retirer une décision non mûrie. Face au remous en gestation, Patrice Talon et son équipe se sont rétractés. Selon nos sources, le Conseil des ministres de ce mercredi a préféré utiliser la méthode douce pour convaincre les usagers de la voie. Le nouveau communiqué rappelle en effet le devoir de tout citoyen de faire immatriculer les motos en circulation. Les conséquences de la décision rapportée sont énormes. Il pourrait y avoir affrontements entre populations et forces de l’ordre. Et Talon retournerait toute l’opinion contre lui-même. En un mois, il est quasiment impossible pour la Direction générale des transports terrestres de satisfaire toutes les demandes d’immatriculation en instance. Comment les motocyclistes qui attendent de déposer leurs dossiers d’immatriculation pourraient-ils s’en sortir? Il y a bien des risques. Au fond, le gouvernement n’a toujours pas tiré les leçons de ses premiers errements. Beaucoup s’interrogent par rapport aux compétences de ses  Conseillers. La majorité de ces décisions montrent assez de faiblesses. Elles dénotent la précipitation et l’imprécision. Elles se multiplient et commencent à soûler le peuple. Elles ont induit souvent des rétropédalages. Assurément, après le recul observé par le gouvernement face aux acteurs du bois (Lire Matin libre du jeudi 12 mai 2016), Patrice Talon a renoncé à la décision de faire remplacer les gardes corps policiers et gendarmes des députés par des militaires. Ce mercredi, une décision du ministre Sacca Lafia a été modifiée au grand soulagement des populations. L’opinion attend la prochaine boulette.

A.S.

Matin Libre

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