Menace des libertés publiques sous la Rupture : Risque de prorogation des...

Menace des libertés publiques sous la Rupture : Risque de prorogation des mandats des Sg Todjinou et Lokossou

1
PARTAGER

Accusés depuis peu de ne pas être des modèles en ce qui concerne l’alternance à la tête des Centrales et Confédérations syndicales, les secrétaires confédéraux notamment Dieudonné Lokossou de la Csa-Bénin et Pascal Todjinou de la Cgtb ont manifesté le désir de déposer définitivement le tablier. Chose curieuse, la menace des libertés publiques et certaines décisions ou mesures controversées prises au sommet de l’Etat à l’ère de la Rupture semblent intensifier l’activisme de ces derniers. Toute chose qui pourrait simplement contraindre Lokossou et Todjinou à renoncer à leur départ de sitôt…

« Nous n’allons pas nous taire, on a peur de personne. La liberté n’a pas de prix et nous sommes prêts pour défendre les libertés. C’est grâce à la défense de la liberté que ceux qui sont là aujourd’hui sont parvenus au pouvoir et c’est grâce à nous ». Cette déclaration conjointe des centrales syndicales et lue jeudi dernier par Dieudonné Lokossou, secrétaire de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) atteste de la détermination des secrétaires confédéraux à en découdre avec le gouvernement de la Rupture. En fin de mandat depuis plus d’un an, ces bouillants syndicales seraient restées sans passer la main, selon des indiscrétions, pour combattre le régime Yayi. « Yayi m’a demandé quand est-ce que je vais partir et je lui ai répondu que j’attends que lui, il parte. » Cette confidence de Dieudonné Lokossou, il y a quelques mois, en dit long. Décidant donc de tenir parole après le départ de Yayi, ce dernier a récemment réitéréson intention de se retirer de la tête de la centrale syndicale lors du 6ème Congrès ordinaire prévue pour se tenir du 19 au 21 décembre 2016. " Je pars en décembre 2016...On deviendra sclérosé à la tête d'un syndicat si on y reste jusqu'à 20 ans... Si certaines organisations syndicales ne procèdent pas à l'alternance, ce n'est pas le cas de la CSA Bénin " avait martelé le SgLokossou sur Canal3. Un exemple d’alternance qui aurait déjà inspiré Pascal Todjinou de la Cgtb et dont le départ était aussi annoncé.

Rupture et risque de prorogation des mandats de Lokossou et Todjinou…

La répression de la marche des étudiants, la suspension des activités des organisations estudiantines, le licenciement des agents de la Coteb, du Maep, le dépouillement de la Sonapra au profit de la Sodeco, le budget de l’Etat exercice 2017 sont entre autres raisons qui pourraient retarder l’alternance à la tête des confédérations et centrales syndicales.Face à cette menace des libertés publiques, la qualité du dialogue social et des mesures controversées prises au sommet de l’Etat, les responsables syndicaux n’entendent point se taire ou encore moins laisser faire.A en croire ces derniers,le budget de l’Etat exercice 2017 est exempt de toute mesure sociale en faveur des travailleurs mais remplies de nouvelles taxes destinées à asphyxier les populations déjà assommées par la pauvreté. Si en sept mois de gouvernance, la Rupture n’a pu créer un seul emploi alors qu’il s’acharne à supprimer les emplois, ces responsables syndicaux seraient sans doute contraints de ne pas déposer les armes dans des conditions pareilles. Le combat n’est visiblement pas terminé mais il a pris un nouveau visage. Tourneront-ils dos aux luttes syndicales ? La question reste toute posée et les jours à venir nous édifieront.

Aziz BADAROU

aCotonou

Commentaires

commentaires

1 COMMENTAIRE

  1. nul n est indispensable….todjinon et LOKOSSOU gagneraient a aller a l’école de AZOUA qui a su sagement lâcher les choses avant quelles n le lâchent…

LAISSER UN COMMENTAIRE