Malgré les mesures prises au profit de l’école : Toujours une rentrée...

Malgré les mesures prises au profit de l’école : Toujours une rentrée à double vitesse

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Ce jour lundi 3 octobre 2016, élèves et écoliers retrouvent le chemin des classes après trois mois de vacances. C’est donc la rentrée des classes. Malheureusement, elle ne sera pas effective pour tous les enfants du Bénin.

En dépit des dispositions prises par le gouvernement et le matraquage médiatique qui s’en est suivi pour l’effectivité de la rentrée, le scénario ne sera pas trop différentde ce qu’on observait, surtoutdans le secteur public. Et pour cause. De lundi dernier à ce jour, la prérentrée n’a pas été une réussite. Il n’y a pas eu grande affluence dans les établissements publics d’enseignement au point où le temps qui doit être mis à profit pour évacuer certaines tâches avant le jour J, ne l’a plus été. Ainsi, certaines écoles n’ont toujours pas fait leur toilette. Beaucoup d’entre elles manquent de bancs et de tables. Côté effectif enseignants, c’est de la mer à boire. Un véritable casse-tête pour des chefs d’établissement en attendant le recrutement annoncé par le gouvernement à une date qui reste du fétichisme. Et pour le peu qui attend la formation nécessaire, c’est sur fond de revendications et de menaces.

Dame nature s’invite dans le débat

A ce tableau pas très reluisant de la rentrée scolaire 2016-2017, vient s’ajouter la catastrophe naturelle enregistrée dans certaines parties du pays avec des débordements du fleuve Niger. A Banikoara et environs, dans le septentrion, des écoles sont inondées, des infrastructures routières emportées et plusieurs  sans abris. Il en est de même dans la partie méridionale précisément dans le Mono avec des localités comme Athiémè et les communes environnantes. A Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo, c’est dame pluie qui s’est invitée dans les débats. Depuis une semaine environ, il n’y a de jour où il ne pleut. Hier dimanche c’était le pic. Conséquence, plusieurs écoles, collèges sont inondés. Ailleurs, ce sont les voies d’accès à ces lieux du savoir qui sont quasi-impraticables.  Inutile d’aborder ici les cas des communes lacustres communes Sô-Ava et les Aguégué. Dans tous les cas, ce sont pour la plupart des écoles du public qui sont dans cet état précédemment décrit. Somme toute, la rentrée a lieu ce jour mais le constat est que durant plusieurs semaines voire mois, les apprenants du secteur public ne recevront le moindre enseignement dans leurs cahiers payés dans la douleur, morosité économique oblige, par les parents. Pendant ce temps, ceux du privé qui ont démarré en trombe, déjà à la prérentrée, auront toujours une longueur d’avance sur leurs congénères.

J.B


Matin Libre

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