L’UNSTB passe au scanner les 100 jours de gestion du nouveau départ

L’UNSTB passe au scanner les 100 jours de gestion du nouveau départ

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Par : Is-Deen O. TIDJANI (D.O.T)

La gestion du pouvoir du président Patrice Talon a fait 100 jours ce jeudi 14 Juillet 2016. Elle aura été caractérisée par « une espèce de règle non écrite de lomerta.» Cest du moins la lecture que fait l’Union Nationale de Syndicats de Travailleurs du Bénin (UNSTB) de l’honorable Emmanuel Zounon. Les membres de cette union et leur secrétaire général se sont réunis à la bourse du travail de Cotonou dans la soirée de ce jeudi pour analyser la situation socio politique du pays depuis le 6 Avril 2016.

Dans cet exercice, il s’est agi pour Emmanuel Zounon et ses syndiqués d’apprécier les efforts d’austérité engagés par le président Talon, les actions allant dans le sens des réformes, et aussi de mettre en exergue celles qui ne rassurent pas d’un lendemain meilleur pour le peuple.

Dans le premier point intitulé « les efforts daustérité », Emmanuel Zounon et ses amis ont salué la réduction du nombre de portefeuille ministériel sous le nouveau départ qui est passé de 28 (sous Yayi) à 21 (sous Talon) ; la dissolution des institutions budgétivores. Les conférenciers ont également déploré la fusion de la DRFM et de la DRH qui est selon eux, « une décision qui compliquera le traitement des dossiers notamment ceux relatifs à la gestion des carrières des travailleurs. »

Le point II est intitulé « Les actions réformatrices ». Il retrace les réformes phares du Nouveau départ dont le talon d’Achille est la révision de la constitution. A ce niveau, l’UNSTB a félicité le gouvernement pour le découpage territorial et lannulation des concours. Mais les membres de l’UNSTB ont surtout déploré « l’incapacité de la commission à proposer une solution acceptée de tous relativement à la préoccupation majeure qui lui était soumise ; cest-à-dire la question du mandat unique… » ; et la facture salée perçue par les membres de cette commission.

Le point III est basé sur « les inquiétudes » de l’Union. Dans ce chapitre, l’UNSTB fustige le manque de communication du gouvernement Talon, une attitude qui amène Zounon et ses pairs à inviter le président à revoir sa copie « Monsieur le Président, le déficit de communication est un danger, il urge d’y remédier » a martelé Zounon. La question de l’insécurité, de nomination des cadres par appel à candidature à différents postes de responsabilités tel que promis par le gouvernement, la question du dialogue social, ont été aussi soulevés comme faisant partie des inquiétudes de l’Union Nationale des syndicats de Travailleurs du Bénin (UNSTB).

Pour finir, les conférenciers ont fait savoir que « s’il est vrai quen 100 jours l’on ne peut de façon rigoureuse juger un régime qui a un mandat de 5 ans, il n’en demeure pas moins vrai que dans notre mission de sentinelle et d’éveilleur de conscience, nous avons l’obligation d’appeler l’attention du peuple et des gouvernants sur les constats que nous faisons des premiers signaux de gestion du pouvoir d’État. » Emmanuel Zounon et ses syndiqués n’ont pas non plus manqué de « mettre en garde le gouvernement contre le risque de gabegie, de gestion occulte des affaires publiques au travers d’une communication ésotérique, la négation du droit des organisations syndicales à la négociation ».

aCotonou

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