L’habitat, un souci quotidien

L’habitat, un souci quotidien

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Par : Akkilou YACOUBOU

« 4 morts et plu d’une dizaine de blessé dans l’effondrement d’un immeubles à Akpakpa », « plus les heures avancent, plus les chances de retrouver des survivants diminuent », « le génie militaire à l’œuvre avec des moyens de bord », « Pas de miracles à attendre des secouristes sur les lieux »…
Une série de tweets qui évoquent le drame de l’immeuble qui s’est écroulé d’Akpakpa jeudi dernier. Ce n’est que la face visible de l’iceberg » habitat béninois « . Les problèmes de l’habitat au Bénin sont nombreux et très diversifiés. Et tant qu’on ne s’attellera pas à prendre le taureau par les cornes, les drames vont continuer. Pas seulement ceux qu’on médiatise comme ce qui vient de se produire à Akpakpa mais ces nombreux drames qui font plus de victimes à travers les litiges domaniaux du quotidien. Malheureusement, chaque jour que Dieu fait, il y en a avec un melting-pot de victimes : des morts, des familles déchirées, déboussolées ou soit à la rue, des gens dépouillés ou ruinés, etc. Comme on n’aime que les drames pour réagir, Akpakpa devra créer le déclic pour que des contrôles rigoureux se fassent dans les constructions vu les maçons bricoleurs ou pseudo-architectes qui qui usent de stratégies pour empiéter dans le domaine publique ont pion sur rue. C’est d’exiger des contrôles rigoureux dans les constructions surtout d’immeubles avec le Cnertp même après la délivrance de permis de construire. Par ailleurs, il faudra commencer par le nœud du problème. L’achat des parcelles car l’habitat est véritablement problématique au Bénin. Et sans une véritable réglementation de la vente et la sécurisation des parcelles, les litiges domaniaux continueront à répandre le malheur dans le pays sous diverses formes : des gens gbassés, des morts, des expulsés après des dizaines d’occupation d’un terrain qui leur est arraché du jour au lendemain, des constructions à la va-vite, des démolitions d’habitats… rien de bon pour créer la sérénité dans les cœurs si ce n’est la désolation. Tout cela parce que la politique d’avoir son » chez » pousse des véreux à y voir une niche à exploiter pour leur bonheur qui se fondera sur ceux qui mordront à leur hameçon. Et ça continue.
En attendant cette loi annoncée sur l’habitat au Bénin, l’urgence d’agir est plus une préoccupation du quotidien. Alors, puisse ce drame précipiter les choses afin qu’une véritable politique de l’habitat soit enfin élaborée et puisse contribuer au bonheur des populations qu’à leur malheur. Personne ne veut voir son habitat devenir une mort à crédit.

aCotonou

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