Le ministre béninois de la Justice qualifie de « cancer » la...

Le ministre béninois de la Justice qualifie de « cancer » la corruption

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La corruption est assimilable à un « cancer » qui s’étend partout en Afrique où elle fait « de nombreuses victimes », surtout chez « les investisseurs », a déclaré mercredi à Cotonou le ministre béninois de la Justice, Joseph Djogbénou.

«(…) la corruption existe. Ce fléau est comparable au cancer et s’étend dans tous nos Etats où il fait de nombreuses victimes dont en particulier, les investisseurs», a notamment dit le ministre en charge de Justice, en présidant l’ouverture de la 3ème assemblée générale annuelle du Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption en Afrique de l’Ouest (RINLCAO).

Evoquant la récente annulation des concours frauduleux dans son pays, Joseph Djogbénou a invité les participants aux travaux à trouver les stratégies efficaces de lutte contre la corruption tout en les assurant de la volonté du gouvernement à accompagner le RINLCAO dans cette lutte.

«Le RINLCAO est un véritable outil intégrateur et de partage de bonnes pratiques en matière de lutte contre la corruption devenue un fléau», a indiqué, pour sa part, Issoufou Bouréima, président du réseau.

Il a ensuite appelé au renforcement des capacités des agents qui animent la lutte contre la corruption pour «un combat mondial contre le fléau».

Prévue jusqu'à samedi, la 3e assemblée générale du RINCLAO qui regroupe des délégations des institutions nationales de lutte contre la corruption des Etats de la CEDEAO, vise à dynamiser les actions du réseau pour une lutte efficace et globale contre la corruption dans la sous-région ouest-africaine.

A cet effet, les institutions étatiques de lutte contre la corruption des 15 pays membres de la CEDEAO vont adopter le règlement intérieur du réseau et la stratégie de la CEDEAO pour promouvoir la protection des lanceurs d’alerte.

Les travaux déboucheront, par ailleurs, sur la mise en place d’un dispositif de bonne collaboration entre les institutions membres du RINLCAO et les médias, ainsi qu’un mécanisme de suivi du protocole A/P3/12//01, adopté le 21 décembre 2001 à Dakar par la CEDEAO sur la lutte contre la corruption et entré en vigueur en juin 2015.

DJ/cat/APA

aCotonou

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