Le Cotonou vibrant de Mayeul Akpovi

Le Cotonou vibrant de Mayeul Akpovi

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Un trépied, une caméra, un assistant et deux semaines de travail : voici la combinaison parfaite du photographe Mayeul Akpovi pour la réalisation du deuxième volet de sa série « Cotonou in Motion ». Environ 20 000 photos auront été nécessaires pour la réalisation de cette vidéo. Mayeul Akpovi circule entre les quartiers emblématiques, les sites touristiques et le centre d’affaires de la capitale béninoise. Il montre l’évolution de la ville en mettant en scène le vieux Cotonou à travers des quartiers populaires tels que Ganhi où l’on retrouve l’église Notre-Dame, Dantokpa qui abrite le plus grand marché de l’Afrique de l’Ouest et les nouveaux quartiers Fiyègnon où vivent les nouveaux riches (hauts fonctionnaires, cadres d’institutions internationales), ou encore la zone des villas de la CNSAD qui apporte un nouveau décor et une architecture plus moderne à la ville.

Mayeul Akpovi déambule au hasard dans la ville puis revient sur les lieux qui ont touché sa sensibilité pour les photographier : « Je suis constamment à la recherche d’endroits élevés afin d’ avoir une vue en plongée », explique-t-il. Deux quartiers manquent à l’appel, qu’il n’a pu filmer faute d’autorisation : Akpakpa qui est à lui seul une ville dans la ville et le quartier Kouhounou qui abrite le Stade de l’amitié de Cotonou. Le résultat reste tout de même vibrant, dynamique, donnant l’impression d’être dans les rues de Cotonou sous 30 degrés avec en fond sonore, le bruit des zémidjans (moto-taxi).

L’Afrique qui bouge

Après avoir filmé les plus grandes villes de France – Paris, Lyon et Marseille –, Mayeul Akpovi, 36 ans, a décidé de rentrer filmer l’Afrique qui bouge en décembre 2014. C’est par son pays, le Bénin, pays où il a vécu plus de 25 ans que commence son aventure. Pourquoi cette envie ? « En vivant en France, j’avais l’impression que l’on ne montrait qu’une seule facette de l’Afrique. Je me suis dit qu’en tant que photographe, mon rôle était de montrer l’autre image, nos patrimoines, les habitants et tout ce qui fait ce continent » explique-t-il. C’est en juillet 2013 que Mayeul Akpovi a réalisé sa première vidéo sur Cotonou, mais faute d’autorisation du gouvernement, il n’a pas pu filmer certains lieux clés de la capitale économique béninoise ce qui explique la réalisation d’un second volet afin d’intégrer ces autres lieux.

Fidjrossè , Cotonou, Benin

Rien ne prédestinait cet informaticien de formation à devenir photographe, une passion qui est née en 2011 lors de son installation à Besançon où il s’est rendu compte qu’il n’avait aucune photographie de Paris, ville où il venait de passer trois ans. Il a donc décidé de prendre des photos de chacune des villes où il se rendrait. Il s’est fait connaître sur la Toile grâce à ses vidéos sur Paris en timelapse, une technique qui consiste à créer une vidéo à partir d’une succession d’images prises à un même endroit et à un intervalle de temps précis. Actuellement, installé à Cotonou, Mayeul Akpovi souhaite découvrir d’autres pays africains. Les prochains sur sa liste ? Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Nigeria.

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1 COMMENTAIRE

  1. mon Cher ami frère Mayeul, bon vent à toi et que Dieu te benisse dans ton aventure, car l’ Afrique a besoin d’être connu autrement et chacun de nous en tant qu’Africain , doit y contribuer

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