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Le Conseiller municipal Apollinaire GNANVI à propos des inondations : « Cotonou paye le prix de l’incivisme de ses habitants »

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Le conseiller municipal de Cotonou Apollinaire GNANVI, a réagi par rapport au récurrent problème des inondations dans la ville de Cotonou. C’était en marge d’une audience que le Maire Léhady  Vinagnon  SOGLO a accordée à une délégation de l’Agence Française de Développement (AFD). En observateur averti des questions d’assainissement, le conseiller Apollinaire GNANVI, explique les raisons profondes de ce phénomène. Pour lui, il importe de situer la question des inondations sur plusieurs plans.  D’abord, il évoque le problème de l’occupation anarchique des exutoires naturels de l’eau. Ensuite, il souligne le comportement déplorable de certains citoyens qui s’adonnent à des actes regrettables d’incivisme. Des actes qui contribuent à boucher les collecteurs primaires et secondaires de la ville, entrainant de ce fait la stagnation des eaux qui, faute d’issues, remplissent les maisons. Enfin, le consultant en planification et aménagement du territoire fait un lien entre les inondations et l’occupation spatiale et met en exergue les  grandes étapes de l’évolution de la ville. « Il s’agit d’un problème de planification urbaine », a-t-il ajouté. Selon lui, l’évaluation de ces grandes étapes permettra de retrouver le « chemin de l’eau ». En effet, il mentionne qu’au regard de l’évolution politique et de la dynamique spatiale de Cotonou, quatre (04) grandes périodes peuvent être distinguées à savoir : des origines aux indépendances (1960), de 1960 à 1978, de 1978 à 1990 et de 1990 à nos jours. Relativement à ces étapes il faut distinguer 5 plans d’aménagement du territoire notamment : le plan directeur de Cotonou de 1951 ; le plan directeur d’urbanisme de 1961 ; le schéma de structure de 1985 ; le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) du Grand Nokoué de 2007 ; le Plan de développement communal de Cotonou de 2008.

Il argumente que si l’on a pensé á un SDAU qui prend en compte l’espace territorial des cinq (5) communes de Porto-Novo, Sèmè Podji, Abomey-Calavi, Ouidah et Cotonou, certainement c’est pour inscrire ces territoires dans les orientations fondamentales de l’aménagement et les programmes de l’Etat ainsi que ceux des collectivités locales. C’est aussi pour asseoir un cadre de référence à l’organisation de cet espace, objet d’une conurbation en cours de formation.
Face aux défis urbains et la concentration des infrastructures socioéconomiques sur le territoire de la ville de Cotonou,  il en déduit que l’espace de cette ville est sollicité et utilisé par plusieurs autres villes secondaires sans un mécanisme de péréquation qui aide cette dernière à rétablir les dommages causés à son environnement.  La mobilité des déchets du fait des migrations (déplacements) par exemple pose un problème d’assainissement  auquel les autorités municipales doivent faire face au quotidien.  

Dans la même optique que le Maire Léhady Vinagnon SOGLO, le conseiller municipal pense que l’élaboration du Plan de Développement Urbain Durable devrait être envisagée suivant une approche globale et transversale qui combine les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités du périmètre choisie. La pertinence des opérations et des investissements devrait tenir également compte des dysfonctionnements passés. A l’occasion, il faudra faire le point sur ce qui a été fait en matière d’assainissement et constructions infrastructurelles et prendre des décisions. Il s’agit, pour lui, de procéder à des déguerpissements ou des réinstallations involontaires afin que les espaces retrouvent leurs fonctions originelles : « il faut libérer la ville de ses occupants illégaux pour lui permettre de jouer effectivement son rôle vitrine du Bénin », a-t-il ajouté. Cela relève d’une volonté politique qui serait manifeste à travers une articulation du pouvoir local et du pouvoir central pour le bien-être des populations.

M.M

Matin Libre

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