Laissés pour compte depuis la fin de leur formation : La promotion...

Laissés pour compte depuis la fin de leur formation : La promotion 2011-2013 des enseignants titulaires du Bapes/Capes sort de ses gongs !

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(Ils implorent la clémence du Chef de l’Etat pour être rétablis dans leurs droits)
La cohorte spéciale des enseignants Agents permanents de l’Etat (Ape) et Agents contractuels de l’Etat (Ace) titulaires du Capes et du Bapes promotion 2011-2013, étaient réunis en Assemblée générale le samedi 30 juillet 2016. Objectifs, dénoncer les injustices dont ils sont victimes depuis plusieurs années, et implorer la clémence des autorités afin d’être rétablis dans leurs droits. C’était dans les locaux du Ceg Gbégamey à Cotonou, sous l’égide de leur porte-parole Alexandre Agbozo.

Un acte injuste des autorités gouvernementales foule aux pieds les droits d’une catégorie non négligeable d’enseignants béninois. Au nombre de 280 sur toute l’étendue du territoire national, il s’agit des enseignants Ape et Ace, titulaires des diplômes « Brevet d’aptitude au professorat de l’enseignement moyen (Bapem) » et du « Brevet d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (Bapes) », promotion 2011-2013.Après avoir été déclarés admis en 2013, ils ont été laissés pour compte. Face à cette situation qui ne fait que perdurer, cette cohorte d’enseignants, a décidé de rompre le silence.

A en croire Alexandre Agbozo, Professeur certifié d’Histoire Géographie et porte-parole du comité de suivi de cette cohorte spéciale, les textes disent normalement que lorsqu’un enseignant est titulaire du Bapem et du Bapes, cela donne le droit au passage du Capes. Mais contrairement à ce qui devait être, le constat fait n’a été que désolant.Et pour cause,la plupart de ces enseignants sont titulaires du Bapem et ou du Bapes entre la période de 1988 à 1998.Et c’est pratiquement plus de 20 ans après, c’est-à-dire en 2011, qu’ils ont été autorisés à suivre la dite formation à laquelle ils devaient avoir droit depuis.

Cependant…

« Figurez-vous, nous les enseignants concernés dans ce dossier sommes classés dans la catégorie« A-1-4 », se retrouvant au même niveau que les « enseignants reversés », alors que ces derniers n’ont même pas passé de concours avant d’être admis dans la fonction publique.Ces enseignants venus dans la corporation bien des années après nous, ont négocié des échelons (avec des autorités du régime du Pdt Boni Yayi) pour qu’ils soient reversés en A-1-4 », dénoncent-t-ils.Cet état de chose ne saurait encore perdurer, car c’est une violation fragrante des statuts particuliers de l’Etat par rapport aux agents permanents de l’Etat, intervenant dans la fonction de l’enseignement.

Résolument déterminés à avoir gain de cause, ils annoncent qu’il est temps que cesse cette injustice qui n’a fait qu’écœurer, foulant aux pieds les droits légitimes et la considération dus aux acteurs de la fonction enseignante au Bénin.

Plaidoyers…

« Lorsque nous nous sommes manifestés à l’endroit des autorités compétentes, il nous a été promis de considérer notre « ancienneté conservée », a fait savoir le porte-parole, Alexandre Agbozo. A les en croire, ils ne sauront accepter cette mesure s’il n’y a pas « reconstitution de carrière » à leur faveur. En clair, après « le reclassement », ils exigent la reconstitution de leur carrière.

A l’occasion de cette assemblée tenue le samedi 30 juillet dernier, ils ont lancé un appel vibrant à l’endroit des autorités compétentes. «Nous implorons la clémence du Chef de l’Etat, du Ministre des enseignements secondaires, du directeur des ressources humaines du ministère, de toutes les autorités à divers niveaux impliquées dans la formation de cette cohorte 2011-2013, afin que nous soyons rétablis dans nos droits », a martelé leur porte -parole
Nous y reviendrons !

M.M


Matin Libre

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