Ladislas Agbessi au sujet de son éviction :« On vous a arraché votre candidat »

Ladislas Agbessi au sujet de son éviction :« On vous a arraché votre candidat »

0
PARTAGER

A-t-il payé ou non la caution de 15 millions de FCfa ? Son éviction était-elle fomentée ? Le candidat recalé à la présidentielle du dimanche prochain, Ladislas Prospère Agbessi, a tenu à situer l’opinion. C’était au cours d’une conférence de presse tenue hier mercredi 2 mars 2012 à sa résidence à Cotonou.

« On vous a arraché votre candidat. C’est un fait. On nous a dit : cher ami ! Ce n’est pas possible ». Ainsi s’exprimait le candidat hier à l’entame de ses échanges avec la presse. Pour l’homme, il y a eu une volonté ferme à un niveau insoupçonné de ne pas le voir dans la course pour la présidentielle. Mais a-t-il vraiment payé la caution de 15 millions ? La réponse de Ladislas Prospère Agbessi a été sans ambages. « On a dit que je n’ai pas pu payer 15 millions. J’ai souri. Cela ne m’enlève rien. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Nous avons délivré au trésor un chèque ordinaire et on nous a dit qu’il faut un chèque certifié. J’ai demandé à mes collaborateurs de faire certifier le chèque. Ce qui a été fait et la situation a été rétablie en présence de mon avocat et de l’huissier dans la journée du vendredi. Le lundi, ils sont allés déposer à la Céna ; laquelle a reçu le dossier. Je n’accuse pas la Céna, puisqu’elle a transmis normalement le dossier à la Cour constitutionnelle. On m’a d’ailleurs invité pour la visite médicale. Ce que j’ai fait », a-t-il déclaré. C’est à partir de là, affirme le conférencier, que les péripéties ont démarré. « On a fait la visite médicale. Tout s’est bien passé. Mais avant de partir, j’ai reçu des informations selon lesquelles on aurait dit de m’enlever. J’étais en route pour Accra quand on m’informe samedi que la Cour a confirmé les candidatures et que je n’y figure pas. J’ai adressé un recours à la Cour qui n’a pas pu me donner une réponse », a-t-il déclaré. C’était un coup reçu pratiquement de plein fouet, mais le candidat ne s’insurge pas outre mesure contre les institutions de la République. « Je ne mettrai jamais les gens dans la rue pour outrager les institutions de la République. Je respecte les institutions et je prends acte », a-t-il fait savoir. Et il poursuit : « Je ne sais pas pourquoi ma présence ces temps-ci gêne si tant. On me demande chaque fois quand est-ce que je vais partir, comme si j’étais un étranger. Pourquoi cet acharnement avec si tant d’irrégularités pour les élections ? Je ne sais pas ce qui va se passer dimanche. J’ai mal, mais je plaide pour la paix », a-t-il déclaré.

HA

Actu Bénin

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE