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La sécurité alimentaire et la malnutrition au cœur des échanges entre les partenaires techniques et financiers et les acteurs de développement agricole

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Cotonou, 31 Août 2016 (ABP)- Les membres de la nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire de la nutrition ont échangé ce mercredi à l’Hôtel Novotel de Cotonou, avec les partenaires techniques et Financiers pour valider le rapport de l’état de mise en œuvre des engagements par les acteurs chargés de la sécurité alimentaire et de la malnutrition au Bénin pour la période allant de juillet 2015 à juin 2016.

«Il s’agit d’une initiative des pays du G8, porté pour le compte de l’Afrique, par l’union africaine et qui consiste à encourager des investissements privés dans le secteur de l’alimentation et de la nutrition, investissements privés qui seraient faciliter par les reformes structurelles au niveau du gouvernement et accompagnés par les partenaires techniques et financiers», a dit Roch Mongbo, secrétaire permanant de l’alimentation et nutrition pour planter le décor au cours des échanges.

Le Bénin a adhéré à cette initiative de 2013, a-t-il poursuivi, et chaque année, il est de coutume que tous les partenaires engagés dans ce processus se rencontrent pour faire le point de ce que chacun a pu réaliser sur son engagement au cours de l’année écoulée.

Il a précisé que le gouvernement à travers différents ministères ont pris l’engagement de faire des reformes de faciliter des investissements privés, les PTF sont aussi engagés dans ce processus au-delà même des pays du G8, certains autres PTF investissent dans l’agriculture au Bénin.

C’est le cas, indique-t-il, de la coopération Belge, Néerlandaise et de la coopération Suisse.

A l’en croire, tous ces partenaires sont conviés à présenter le point de leurs réalisations de l’année écoulée, ces présentations susciteront des débats, des recommandations pour l’amélioration et l’identification des défis qui restent à affronter pour la suite du processus.

Pour faire l’Etat des lieux de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin, M. Rock Mongbo a mis l’accent sur les avancées notables en ce qui concerne la réduction du plus grand nombre de personne souffrant de la faim au Bénin.

Mais il a déploré la question de l’alimentation qui demeure sur une corde raide. Une forte proportion de la population béninoise est restée dans une situation alimentaire précaire. Le plus grave pour le Bénin, indique-t-il, c’est la situation nutritionnelle, la malnutrition chronique caractérisé par un retard de croissance pour la tranche d’âge de 0 à 5 ans.

«Cette malnutrition laisse des séquelles irréversibles sur l’individu sur son cerveau, séquelle qu’il porte toute sa vie ce qui fait de lui un handicapé à vie sur ce terrain de malnutrition chronique le Bénin est l’un des champions de la sous- région, le Bénin dépasse de loin le Burkina Faso, de loin le Sénégal, le Togo et même la RDC», a-t-il laissé entendre.

Sur 100 enfants de 0 à 5 ans, 45 en 2011 sont identifiés comme étant des enfants souffrant de la malnutrition chronique, selon les statistiques d’une étude.

Pour un échantillon de la 1ère année jusqu’en 4ème année du cours élémentaire, près de la moitié des enfants ont leurs cerveaux diminués de manière irréversible.

La question de nutrition dépasse le cadre social, c’est une question économique parce qu’une personne handicapée est un producteur diminué, il est non seulement improductif mais il constitue également une charge pour la société parce qu’il est fragile à divers affection.

Ils sont exposés plus tard à toute sorte de maladie comme le diabète chronique, les hypertensions artérielles.

ABP/AE/DKJ

aCotonou

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