La propagation d’une forme de grippe aviaire très virulente menace l’Afrique de...

La propagation d’une forme de grippe aviaire très virulente menace l’Afrique de l’Ouest et centrale

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L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a appelé mercredi à une vigilance accrue face à la propagation en Afrique de l'Ouest et centrale d'une forme de grippe aviaire particulièrement virulente.
"Les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale sont en alerte alors que le virus H5N1, une grippe aviaire hautement pathogène, continue de se propager dans la région", a déclaré la FAO dans un communiqué de presse, qui a averti que la souche pouvait contaminer les humains et les volailles et s'avérer fatale pour les deux espèces.
Les derniers foyers du virus H5N1 sont apparus dans des exploitations avicoles au Cameroun. Au total, six pays d'Afrique de l'Ouest et centrale ont lutté contre la grippe aviaire, dont le Burkina Faso, la Côte d'ivoire, le Ghana, le Niger et le Nigeria, a précisé la FAO.
"Nous sommes confrontés à une maladie qui se propage rapidement et qui a des effets dévastateurs sur les moyens d'existence des communautés", a déclaré le représentant régional adjoint de la FAO pour l'Afrique, Abebe Haile Gabriel.
Selon la FAO, le Nigeria continue d'être le pays le plus affecté, avec plus de 750 foyers au total et presque 3, 5 millions d'oiseaux morts ou abattus.
"Les nouveaux foyers enregistrés au Cameroun suscitent de grandes inquiétudes sur le fait que la maladie puisse se propager vers le sud et déclencher ainsi des interventions d'urgence à l'échelle nationale et mondiale afin de la contenir", s'est inquiétée l'agence. Dans ce cas de figure, des dépistages des éleveurs de volailles seraient également nécessaires, a-t-elle poursuivi.
Parallèlement, la FAO a mis en garde les gouvernements voisins en les a appelés à se montrer vigilants et à poursuivre leur surveillance accrue, ainsi que leurs efforts de prévention. "Il s'agit notamment de transmettre des messages communs au public et d'assurer le partage des données entre le secteur de la santé publique et celui de l'agriculture", a dit l'agence.

aCotonou

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