La Dgm engage les médias dans la lutte contre la vindicte populaire

La Dgm engage les médias dans la lutte contre la vindicte populaire

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Une cinquantaine de journalistes en provenance de tous les coins du Bénin suivent une formation sur la communication contre la vindicte populaire depuis ce 21 juillet 2016 à Grand-Popo. C'est une initiative de la Direction générale des médias (Dgm) du ministère de la Communication dans le cadre du projet "les médias en lutte contre la vindicte populaire".

"L'Etat de droit est en feu" parce que "chaque fois que la tête d'un citoyen brûle, c'est l'Etat qui brûle", a dit Expédit Ologou, directeur général des médias, pour planter le décor à l'ouverture de l'atelier ce matin. Dans ce contexte, les médias, au lieu de faire l'apologie du crime, doivent plutôt communiquer pour décourager le phénomène et ainsi protéger l'Etat de droit. En réalité, c'est le traitement peu professionnel et excessif, notamment sur les médias en ligne, des derniers cas de vindicte populaire au Bénin, qui a poussé la Dgm à se convaincre de la nécessité de former les journalistes sur la lutte contre le phénomène.

Durant les deux jours de formation, les participants vont suivre des communications sur le phénomène de la vindicte populaire et de la sensibilisation pour son éradication : socio-anthropologie de la vindicte populaire au Bénin, le régime pénal de la vindicte populaire, le traitement journalistique de l'information sensible, les genres journalistiques applicables, et le traitement de la vindicte populaire par les nouveaux médias. Les experts invités, Dodji Amouzouvi, professeur de sociologie, Me Charles Badou, avocat, René Talon, Christian de Souza, et Gérard Guèdégbé, journalistes.

S'ensuivront des travaux en ateliers puis un débat général au cours de laquelle, les participants, vont se "dire la vérité" en tant que confrères, sur le regard que doivent porter les professionnels des médias sur le phénomène de la vindicte populaire. Pour conduire ces échanges, les journalistes auront face à eux Guy Constant Ehoumi, président de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias, l'organe d'auto-régulation des médias au Bénin.

A l'issue des deux jours d'atelier, les journalistes formés, devraient être en mesure de sensibiliser le public dans le sens de décourager la vindicte populaire.

A terme, le projet "les médias en lutte contre la vindicte populaire", va récompenser les meilleures productions de presse sur le phénomène.

Vincent Agué (@afoukin)


ORTB

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