La croissance démographique, facteur principal du dérèglement climatique dans la commune de...

La croissance démographique, facteur principal du dérèglement climatique dans la commune de Pobè

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Pobè – Le responsable de la session communale des eaux, forêts et chasse de Pobè, l’adjudant Augustin Chabi, a signifié, lors d’un entretien avec l’ABP, que l’explosion démographique constitue la principale cause des problèmes environnementaux liés au dérèglement climatique auxquels fait face la commune de Pobè.

Selon l’adjudant Augustin Chabi, la rareté des pluies devenue criant à Pobè est la conséquence de l’émission des gaz à effet de serre et le déboisement.

« Il y a des dizaines d’années en arrière, le constat n’était pas le même. La ville de Pobè étant une zone agricole, les populations se sont installées anarchiquement dans les forêts et de même pour les champs. Les populations défrichent anarchiquement, mettent feu dans les brousses et coupent aussi les arbres pour des besoins sans prendre soin de les replanter » ; a déploré le responsable communal des eaux, forêts et chasse de Pobè.

Évoquant la question de la déforestation, l’adjudant Chabi explique que les besoins des populations en ressources naturelles surtout en bois sont croissants et la fabrication du charbon, contribuent à l’abattage des arbres, censés aspirer la grande quantité des gaz à effet de serre.

A en croire l’adjudant Chabi, l’administration forestière avait pris certaines dispositions contre l’exploitation abusive des forêts afin de sauvegarder les quelques-unes qui restent. Mais, a-t-il déploré, la décision du gouvernement de la rupture relative à l’exploitation des produits forestiers à donner libre cout à déforestation où en sept mois, une grande partie du reste des forêts a été détruite par les usagers.

Les changements climatiques ayant un impact direct sur la production agricole, Arnaud Sègla, technicien spécialisé en production végétale (TSPV) en service au CARDER de Pobè, préconise la rationalisation de l’usage des produits forestiers.

Car précise-t-il, le bouleversement des saisons, la rareté et l’inégalité répartition des pluies ont contribué à la baisse considérable de la production agricole ces dernières années avec une baisse drastique de la production des cultures vivrières, du palmier à huile.

Monsieur Arnaud Sègla évoque à titre exemple, les pluies qui ont démarré tardivement devraient continuer normalement jusqu’à mi-novembre mais malheureusement se sont arrêtées juste au début du mois laissant place à une grande sécheresse. Ce qui, poursuivi-t-il, va baisser le rendement au niveau de la production du maïs, mais favorisera une amélioration de ceux du riz, du gombo, du coton et même du palmier à huile.

Pour sa part, l’Adjudant Augustin Chabi souhaite que les autorités de Pobè initient des sensibilisations à l’endroit des populations pour le reboisement et l’entretien des plants dans les agglomérations et la poursuite du projet 10MAA initié par l’ancien gouvernement et la mise en place d’autres politiques pour faire face aux problèmes environnementaux afin de tenter des solutions pour rétablir le climat.

ABP/ID/DKJ

aCotonou

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