Journée internationale de la femme rurale: Attogon s’engage davantage dans la planification...

Journée internationale de la femme rurale: Attogon s’engage davantage dans la planification familiale

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L’Agence béninoise de la planification familiale (ABPF) a saisi l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme rurale pour organiser une séance de sensibilisation sur la planification familiale et des services de dépistage gratuits. C’est dans l’arrondissement d’Attogon à Allada que les différentes manifestations ont eu lieu, jeudi 20 octobre dernier.

Jadis, avoir beaucoup d’enfants était une bénédiction de Dieu et une fierté pour les parents. Mais aujourd’hui, cette pratique est devenue une source de misère et il importe de lui trouver des remèdes.

La planification familiale est l’une de ses stratégies qui permettent à chaque femme de tomber enceinte quand elle le désire et quand le couple dispose des moyens pour le faire. Pour amener les femmes d’Attogon à adopter la planification familiale et avoir leur autonomisation, l’ABPF a organisé dans le cadre de la Journée internationale de la femme rurale, une séance de sensibilisation à leur intention.
Pour le représentant du maire d’Allada, Eric Eudes Tinhoun, cette séance a permis aux participants de réfléchir sur quelques aspects de la planification familiale. La planification familiale leur a été expliquée, sans oublier l’épineuse question de l’autonomisation de la femme rurale. Selon Eric Eudes Tinhoun, la planification familiale est la programmation des naissances. Elle est tributaire de la santé physique, morale et psychologique de la mère et même des enfants qui en découlent. Pour opérer une forte planification familiale, conseille-t-il, il faut se rapprocher des structures professionnelles compétentes afin de recueillir leurs conseils et de ne pas tomber dans les pièges de l’automédication. Il a invité les femmes à bien s’approprier les réponses des spécialistes présents en matière de planification familiale, pour pouvoir mieux les mettre en pratique dans leurs foyers respectifs, pour la construction d’une cité en bonne santé, gage de tout développement socio-économique, politique et administratif.
Le directeur exécutif de l’ABPF, Yves Sossou, n’a pas caché sa satisfaction, constatant la sortie massive des femmes pour s’informer davantage des bienfaits de la planification familiale et surtout sur leur contribution dans le développement. Les témoignages d’une dizaine de personnes choisies au hasard a permis aux femmes qui doutent encore, de prendre davantage conscience des nombreuses maladies qui peuvent être évitées à cause de la planification familiale.
Au niveau de la problématique entre la planification familiale et l’autonomisation des femmes, il a aussi rappelé le rôle capital que la femme joue dans la société. Les femmes, a-t-il reconnu, apportent beaucoup à la famille et à l’économie domestique. Il est important, ajoute-t-il, qu’on puisse travailler à l’amélioration de leur santé. Cette séance a été non seulement une occasion de sensibilisation des populations, mais aussi une opportunité de campagne gratuite de services de dépistages gratuits des infections sexuellement transmissibles y compris le Sida, le cancer du sein et du col de l’utérus. A cet effet, l’ABPF a fait venir deux cliniques mobiles.
La présidente de l’ABPF, Dorothée Yèvidé est revenue sur le rôle de la planification familiale à travers le bien-être des membres de la famille. Ainsi, elle travaille afin qu’aucune grossesse ne soit plus une surprise; quand une femme est enceinte, qu’elle mène sa grossesse à terme dans les meilleures conditions, tout en étant en bonne santé. Enfin, que rien n’arrête le cursus scolaire et professionnel de chaque jeune ou adolescent. Dans ces conditions, a assuré la présidente de l’ABPF, on est sûr que le bien-être dans la famille sera à disposition de chacun et de tous.
Par ailleurs, le directeur des programmes à l’ABPF, Serge Kitihoun, a entretenu les femmes participantes sur le thème : « La planification familiale et l’autonomisation des femmes rurales ». Il a expliqué qu’avoir une multitude d’enfants ne sert à rien, si les parents ne sont pas en mesure de les entretenir.

Désiré GBODOUGBE

aCotonou

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