« J’ai l’impression que les Béninois demandent à Talon de réparer en...

« J’ai l’impression que les Béninois demandent à Talon de réparer en 6 mois ce que Yayi a fait en 10 ans », dixit Jacques Migan

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Maitre Jacques Migan était hier l’invité de l’émission Le grand rendez-vous de Soleil Fm. L’avocat s’est prononcé sur l’actualité politique nationale ainsi que sur les attentes de son mouvement, le Front des républicains pour le développement de la ville de Porto-Novo, en ce qui concerne la modernisation de la capitale du Bénin.

Les Béninois semblent être pressés. Ils semblent, en six mois, en demander un peu trop au Président de la République. C’est le sentiment de Maitre Jacques Migan qui intervenait hier sur l’émission Le grand rendez-vous de Soleil Fm : « J’ai l’impression que les Béninois demandent à Talon de réparer en 6 mois ce que Yayi a fait en 10 ans ». Et pourtant, fait-il remarquer, nous sommes bien conscients de l’état dans lequel le gouvernement précédent a laissé le pays. « Nous avons toujours au Bénin des politiciens qui ont tout le temps pensé à eux et non au développement du pays ». A en croire Me Migan, soutien de Sébastien Ajavon à la dernière présidentielle, Patrice Talon ne fait pas partie de cette catégorie d’hommes politiques. Selon lui, Talon comme Ajavon est un opérateur économique qui connait la valeur de l’argent et comment le fructifier. Il a affirmé que Patrice Talon est un homme de méthode ; une méthode basée sur « l’écoute, le dialogue et l’action ». Jacques Migan pense que nous avons un Président qui a fait le choix de « la discrétion dans l’efficacité » et ses actions pour assainir les finances publiques, promouvoir les compétences, lutter contre le délestage et les concours frauduleux, sont révélatrices de la qualité de l’homme. L’invité demande au peuple béninois d’être « patient ».

Les décisions du gouvernement à la loupe
Me Migan a apprécié plusieurs décisions et mesures du gouvernement. En ce qui concerne la décision d’interdiction d’activités aux associations faîtières estudiantines jugée « liberticide » par certains, sa position est sans équivoque : « Je serais à la place du Président de la République ou de ses ministres que je ferais pareil ». Il estime que le gouvernement a juste pris des mesures « conservatoires », d’autant que l’Université d’Abomey-Calavi, haut lieu de savoir, était devenue « un champ de bataille ». Il a bonne foi que les réformes prônées par le Président de la République vont aboutir et est persuadé de la détermination du Chef de l’Etat à régler les problèmes liés au foncier et à la corruption. Même si des gens proches du Chef de l’Etat s’étaient rendu coupables d’actes délictueux, Me Migan assure que Talon ne leur « fera pas de cadeau ». Il est convaincu qu’il faut en finir avec les hommes politiques qui profitent de la misère du peuple. « C’est aussi cela la Rupture », a-t-il martelé. Comme nombre de Béninois, l’invité attend aussi « la publication des résultats des audits ».
Jacques Migan recommande aux syndicalistes devenus critiques vis-à-vis du gouvernement ces derniers jours de retourner voir le Président de la République qu’ils ont couvert d’éloges après la rencontre qu’ils ont eue avec lui. Il a rappelé que les responsables syndicaux avaient affirmé, au sortir de cette rencontre avec le Président de la République, que ce dernier les a rassurés que sa porte leur est « toujours ouverte ».

Porto-Novo, toujours en quête de ses attributs de capitale
L’un des objectifs cardinaux du Front des républicains que préside Me Jacques Migan, c’est d’œuvrer pour le développement de la ville de Porto-Novo et permettre à la capitale de recouvrer ses attributs de ville-capitale. « Porto-Novo est dans un état de délabrement avancé… Depuis que je suis né en 1950, Porto-Novo est resté comme telle… », s’est-il désolé. Et pour atteindre les objectifs fixés à la naissance du front, Me Migan et ses compagnons ont trouvé du répondant en la personne du Président de la République. Il croit au Président de la République qui leur a dit vendredi dernier qu’il « veut moderniser la capitale à travers des infrastructures de grande envergure ». Il se réjouit de cette vision du chef de l’Etat et croit en sa détermination. Il a aussi manifesté sa satisfaction de voir le ministère de la justice transféré dans la capitale. Me Migan demande aux Béninois de ne pas rester attentistes et de contribuer chacun à son niveau au développement du Bénin.
Fawaz AYAH (Stg)

aCotonou

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10 COMMENTAIRES

  1. Voici un béninois qui comprend que le Président fait un grand travail de réformes qui porteront ses fruits à coup sûr. Le béninois a toujours voulu une chose et son contraire. Certains politiciens ont empêchés Boni Yayi de faire de bon boulots et ils en pensent faire de même avec le Président Talon. Mais la bonne nouvelle, Talon n’est pas un politicien, il est un politique. Le développement, c’est un sacrifice chers béninois.

  2. Je pense qu’il faut analyser les faits et non les hommes. Nous voulons plutôt une analyse critique des actes sous TALON. On pourra être plus objectif dans nos analyses

  3. ce que vous oubliez yayi n’a pas gouverner sans talon et que dites-vous. si l’avocat est devenu rupturient alors il n’a qu’à déclarer car il était le 1er à faire les éloges de zinsou à peine 6mois et la veste est tournée la crainte de Dieu c’est pas pr les animaux

  4. Talon a tjrs ete tres present aux cotes des differents chefs d’ etat du pays depuis le Renouveau Democratique. Cela lui a facilite ses affaires! Mais aucune retombees particuliere pour ses compatriotes. Il partage la responsibilite du cahot comme bien d’ autres operateurs economiques. Je veux croire qu’ il va sincerement ameliorer les choses mais la discretion dont il fait montre est un mauvais indicateur,Un PR est un e

  5. Non et non. On a vu les actions de Yayi dans ses premiers 6 mois, Et n’a rien endommagé que Pr Talon aura à réparer, au contraire. …..N’oubliez pas qu’on plus fort au début d’une course qu’à la fin. ce qu’il n’a pas pu commencer maintenant lui serait difficile dans 2 3 ans car le facteur temps jouera avec plusieurs d’autres facteurs. Que ceux qui veulent la faveurs du pr Talon aillent dans bureau pour négocier.

  6. On bavarde trop dans ce petit pays. Bavarder et critiquer sont les choses que les béninois savent le mieux faire. C’est bien regrettable.

  7. En réalité, nous devons savoir patience garder.Celui qui s’adresse à vous est passé sous le soleil et sous la pluie, a utilisé ses propres moyens pour faire campagne pour l’élection de notre Président. J’ai lutté contre vents et marrées pour cet objectif et pourtant j’ai été injecté. Je n’en fait pas un problème parce que ce qui importe pour moi c’est le pays,l’intérêt général. Ne soyons pas pressé. Considérons les six mois passé comme une transition. Mon frère, ma soeur, mes chers aînés l’avenir sera bientôt rose pour tous.NS avons des Gouvernants qui savent ce sur quoi nous allons les juger. C’est vrai que certaines décisions doivent être revues comme par exemples la question de la suppression des frais d’entretien, la part belle faite aux retraités qui continuent de jouer les premiers rôles pendant que des jeunes à la pointe des innovations actuelles et détenant un savoir-faire efficace et efficiente sont laisses pour compte. Par ailleurs, les Conseillers Juridiques ont trop de matière au point où ils sont submergés par les taches à accomplir,au point où ils n’ont toujours pas le temps requis pour traiter des questions techniques au lieu de s’occuper des arrêtés, toutes choses qui bloquent la mise en oeuvre des activités et les nominations. Pour finir,je voudrais inviter Son Excellence le Président Patrice Talon à faire confiance aux jeunes car la majorité d es n’ont plus de grandes choses à nous apporter.Moi je suis jeune mais je sais ce que j’apporte de précieux à mon pays depuis ma petite position. Je vous reviendrai sous peu.

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