Intoxication en période électorale : Hugues Sossoukpè se dit prèt à répondre...

Intoxication en période électorale : Hugues Sossoukpè se dit prèt à répondre de ses actes devant la justice.

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Accusé d’avoir animé un vaste réseau d’intoxication contre la personne de monsieur Patrice Talon, ex-candidat à la présidentielle et président élu de la République depuis le 20 mars dernier, Comlan Hugues Sossoukpè, dans un très long message publié sur le réseau social Facebook, présente ses excuses au président élu Patrice Talon et se dit prêt à répondre de ses actes devant la justice afin d’éviter tout règlement de compte entre les proches du président élu et lui. « Le Bénin n’est pas un pays de règlement de compte. Le Bénin est un État de droit. Je suis responsable des actes que j’ai posé en période électorale et je suis prêt à en répondre devant la justice. » disait-il en liminaire de son message.

Pour le jeune internaute très actif, administrateur principal du groupe Facebook de liberté d’expression le plus animé au Bénin « Jeunes Démocrates Promptes » – JDP – toutes ses publications en période électorale n’étaient pas des inventions. « Moi, Comlan Hugues SOSSOUKPE, je n’ai rien inventé des informations que j’ai partagées sur l’ex Candidat et actuel Président légitimement élu de la République du Bénin, son Excellence Patrice TALON. » expliquait-il. Avant de présenter ses sincères excuses aussi bien au président Patrice Talon qu’au premier ministre Lionel Zinsou et a toutes personnes qui d’une manière ou d’une autres se seraient sentis offensées.

« J’admets avoir appuyé parfois un peu fort sur l’abcès mais c’était simplement une guerre électorale et une guerre psychologique. Et c’est le lieu pour d’adresser mes sincères excuses au Président TALON. (…) Mon intention n’était pas de le blesser, mais de promouvoir mon candidat auprès de qui je m’excuse aussi pour avoir quelque peu outrepassé ses consignes. (…) A toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre seraient sentis offensées, je voudrais humblement demander pardon (…) Notre pays n’est pas un pays de règlement de compte et je me réjouis que le Président TALON l’ait déjà publiquement affirmé. » disait-il dans son message dont nous vous proposons de lire l’intégralité.


Chers Concitoyens,

Depuis les premières heures qui ont suivi les opérations de dépouillement des bulletins de vote ayant dessiné la victoire du Président élu Patrice TALON, je suis la cible d’un certain nombre d’attaques, d’injures et de menaces fusant de toutes parts. Elles proviennent en effet des partisans zélés de notre nouveau Président à qui j’ai déjà témoigné mon respect et adressé mes félicitations pour son élection à la tête de notre pays.

D’ors et déjà, je voudrais rappeler à tous ceux-là que nous étions depuis le 20 Février 2016 en campagnes électorales pour les élections présidentielles, sans compter qu’elles ont été interrompues pendant une semaine du fait de la préparation et de l’annonce des résultats du premier tour. De là jusqu’à la date du 18 Mars où la fièvre des campagnes était sensée avoir pris fin, chacun a fait usage des moyens dont il disposait pour promouvoir son candidat. Rappelant une fois de plus que le Président Lionel ZINSOU (compte tenu son statut et de sa bonne éducation) avait formellement défendu à son entourage de se livrer à toutes formes de manigances, de diffamations, d’intoxication (à travers la diffusion d’informations qui n’aient tout au moins un minimum de base vérifiable, ou de sources certifiées), moi, Comlan Hugues SOSSOUKPE, n’ai rien inventé des informations que j’ai partagées sur l’ex Candidat et actuel Président légitimement élu de la République du Bénin, son Excellence Patrice TALON.

Il n’est un secret pour personne que le pays était dans la fièvre électorale et dans une précampagne prolongée depuis environ six mois déjà. Pendant tout ce temps beaucoup de choses ont été dites, beaucoup de fausses informations et de mensonges avaient été distillés dans l’opinion publique par les partisans de notre nouveau Président à des fins purement électoralistes. De combien de rapports tronqués, de combien de fausses vidéos montées de toutes parts, de combien de fausses informations et de mensonges flagrants Monsieur Lionel ZINSOU n’avait-il été la cible ? Il fut traité de tous les noms : de Blanc, de Colon, de missionnaire français. Sa signature fut falsifiée, de fausses affiches furent collées dans la ville tout juste pour salir son nom, dénigrer sa personnalité ; les auteurs étant des proches et très proches du nouveau président qui n’ignoraient certainement pas qu’ils porteraient atteinte à la dignité d’un homme qui n’avait fait de mal à ce pays que d’avoir été le candidat le l’Alliance au pouvoir.

Les personnes indexées qui ont tout le temps utilisé de faux profils pour ne pas se compromettre, ont poussé très loin les limites de la désinformation, de la diffamation et des pratiques de bas étage. Vous conviendrez avec nous qu’il nous fallait faire quelque chose parce que cette élection était avant tout une guerre psychologique. Au début, alors même que nous ne vendions que notre candidat, chaque commentaire sur nos posts était invariablement du genre « ton papa », « tu es maudit », « combien on t’a donné pour vendre ton pays ? », « va en enfer », « ayovi » etc. Nous avions compris presque très tard que si nous n’attaquions pas, en créant la polémique, notre candidat perdrait toute visibilité sur les réseaux sociaux, canal d’informations privilégié de la jeunesse. Face à autant d’agressivité et d’attaques venant du camp adverse, il nous fallait donc occuper ces activistes qui, à aucun moment, n’ont manifesté aucun respect pour nous et pour notre candidat.

Ainsi, moi, Hugues Comlan SOSSOUKPE ai pris quelques petites initiatives qui n’ont rien d’illégales puisque j’ai entrepris tout simplement de réveiller quelques sujets à polémiques et qui assurément auraient simplement porté un coup à l’image de « sainte, n’y touche » que tentaient de forger pour le nouveau Président, ses partisans aveuglés par leur haine contre Boni YAYI qui ne bénéficient point spécialement de ma sympathie. J’admets avoir appuyé parfois un peu fort sur l’abcès mais c’était simplement une guerre électorale et une guerre psychologique. Et c’est le lieu pour d’adresser mes sincères excuses au Président TALON, et demander humblement son pardon à l’égard tous ceux qui, comme moi, l’auraient blessé d’une manière ou d’une autre. Si le style a été parfois châtié, hyperbolique ou un peu trop ironique, je peux certifier que chaque information publiée par mes soins a une source. La plupart d’entre elles sont sur des sites internet et des journaux avec possibilité d’accès à tous.

Chers concitoyens, tout au long de cette période, j’ai mené chacune de mes actions en toute conscience et en toute responsabilité. Je ne suis pas surpris d’être donc l’objet de tant de menaces et d’attaques, de ceux qui ont bien facilement transformé la campagne électorale en un lieu de dénigrements, d’injures et de calomnies. Aussi cette période est-elle terminée et étant donné que le nouveau Président est connu, ses partisans l’appellent incessamment à me poursuivre en justice. Je suis responsable devant mes actes et je voudrais informer tout le peuple béninois que je suis disposé à répondre de mes actes en tous lieux voulus par le Président élu. Mon intention n’était pas de le blesser, mais de promouvoir mon candidat auprès de qui je m’excuse aussi pour avoir quelque peu outrepassé ses consignes. Quoiqu’il en soi, je voudrais réitérer à l’endroit du Président Patrice TALON, mes excuses les plus sincères.

Pour finir, je tiens à remercier toute l’équipe de jeunes qui a bien voulu unir ses efforts aux miens sur tous les fronts afin de porter dignement la candidature du Président Lionel ZINSOU en qui notre foi et notre espoir reposaient et reposeront toujours. Je voudrais sincèrement les remercier tous et chacun pour leur engagement à mes côtés, et pour toute l’énergie et l’ingéniosité dont ils ont fait preuve pendant le temps qu’a duré notre bataille. Nous avons perdu un combat, mais pas la guerre. Il nous reste un pays et des institutions. Nous avons un nouveau Président et nous avons le devoir de lever les yeux vers l’avenir, pour œuvrer au développement de notre pays et nous battre pour la justice et l’égalité.

A toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre seraient sentis offensées, je voudrais humblement demander pardon ; car nous avons tous la responsabilité d’un mutuel pardon pour les infamies, les calomnies faites les uns à l’égard des autres. Ce qui importe aujourd’hui, c’est l’unité nationale. Notre pays n’est pas un pays de règlement de compte et je me réjouis que le Président TALON l’ait déjà publiquement affirmé.

Me tenant disponible pour éventuellement répondre de faits qui me sont reprochés par les proches de notre Président, je voudrais en attendant les prier de respecter ma personne et mon intimité car si grief il y a, il m’opposerait au Président TALON pour le compte de qui ceux qui m’attaquent ne sont titulaires de pouvoir.

Merci à tous pour la compréhension.

Comlan Hugues Sossoukpè.

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4 COMMENTAIRES

  1. pas un pays de rglement de compte, mais un pays de reddition de compte. il rendra compte de ses actes et que cesse l’impunit qui est un autre mal qui gangrne notre pays le Bnin et que le Prsident Talon doit nous aider radiquer.

  2. Rien ne sert de courir il faut partir point disait-on du moment que l’on a reconnu son tort et qu’il s’en est excus la justice doit statuer sur le fond et le gracier ceci dit ya pas procs mon gars bne chance

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