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Indifférence du gouvernement face au ravage des chenilles dans les champs de maïs : La preuve que Talon est venu pour son coton

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De vastes étendues de champs de maïs envahies par des chenilles ravageuses et des criquets envahisseurs dans le Zou nord et dans le septentrion. Cela fait déjà près d’un mois que l’alerte a été donnée et au jour le jour, la situation devient plus critique dans l’Alibori, la Donga, le Borgounotamment dans les communes de N’Dali et de Banokoara. Même la télévision nationale, le 19 août dernier, a tiré la sonnette d’alarme face au risque de famine qui menace le Bénin si rien n’est fait. Mais depuis, c’est à croire que  les cris de détresse des cultivateurs tombent dans les oreilles de sourd. Le gouvernement de la Rupture avec à sa tête Patrice Talon semble ne pas être préoccupé outre mesure par ce qui se passe. Jusqu’à ce jour aucune réaction de la part des nouvelles autorités du pays. Le ministre de l’Agriculture reste tout aussi apathique que son Chef face à l’effet néfaste des parasites sur les cultures vivrières. Même si les responsables du développement rural restent optimistes, seule une réaction prompte du gouvernement pourra parer au pire. Mais au sommet de l’Etat, tout se passe comme si seule la culture de rente qu’est le coton préoccupe. On se demande si le gouvernement allait se complaire dans  l’inaction si ce sont des champs de coton qui étaient envahis par les chenilles. Les nouvelles autorités allaient battre des pieds et des mains pour sauver les milliards investis dans le coton, après trois mois de pouvoir. Mais les béninois ne vivent pas que du coton. Les cultures vivrières, et principalement le maïs qui est l’aliment de base des populations du nord au sud, assurent dans l’immédiat le besoin alimentaire de la grande majorité. Le gouvernement  va-t-il laisser la situation pourrir avant de réagir ?

Les populations du septentrion où le mal sévit le plus ont besoin de sentir que les autorités sont préoccupées par ce qui se passe. Elles qui, depuis le 06 avril, ne sentent pas la présence à leur côté des nouvelles autorités du pays comme c’était le cas avec l’ancien Chef d’Etat. Même si c’est du folklore, elles étaient habituées à cette chaleur présidentielle qui témoigne de l’intérêt du 1er des béninois à leur quotidien. Mais les choses ayant changé, chaque président avec son style. Seulement un style de gouvernance ne doit pas donner l’impression à certaines populations du pays que le président a tendance à délaisser une région.  A Parakou, il a fallu la descente à l’aéroport de Tourou de l’ancien Chef d’Etat pour que le ministre du Transport et des infrastructures se lance dans une tournée d’explication dans le septentrion. Aujourd’hui plus que jamais, les populations dont les hectares de champ de maïs sont menacés ont besoin de savoir que le gouvernement du Nouveau départ prend à cœur leur désarroi et qu’une solution existe pour sauver tous ces hectares de champ de maïs.

B.H


Matin Libre

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