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Haut conseil des imams de Parakou : L’imam Wakeiya de Yéboubéri de plus en plus décrié

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(Plus d’une trentaine des membres  lui ont tourné dos)
L’imam Wakeiya de la mosquée centrale de Yéboubéri dans la commune de Parakou est  de plus en plus décrié. Sa façon de conduire les choses au niveau du conseil des imams de Parakou qu’il dirige n’est pas du tout du goût de la grande majorité de ses pairs qui lui avaient donné mandat. Il ne fait plus l’unanimité non seulement dans le rang des imams de la commune mais également au sein de la communauté musulmane. La goutte d’eau qui a fait déborder  le vase et qui a conduit à la démission d’environ trente-cinq (35) imams du conseil des imams la semaine écoulée à travers une déclaration de presse, est le refus sous le prétexte d’arguments fallacieux d’autoriser certaines mosquées implantées dans le deuxième arrondissement l’ouverture des prières de vendredi. Avec cette démission collective, il ne serait pas exagéré de dire que l’imam Wakeiya de la mosquée centrale de Yéboubéri, président du conseil des Imams de Parakou tient entre ses mains une coquille vide ou presque vide. Plusieurs mosquées du ressort du deuxième arrondissement de Parakou sont objets de ce refus catégorique de sa part arguant des articles du règlement intérieur du conseil des imams.

Une attitude qui a fâché plus d’un au sein de la communauté musulmane de Parakou qui disent ne pas comprendre cette façon de faire de l’imam. Un comportement aux antipodes des préceptes de l’islam. Le comble dans l’affaire est que l’imam est resté imperméable à toutes les démarches de conciliation.  Ce qui dénote de sa part, une volonté manifeste de tordre le cou à ce qui est établi. Le cas qui fâche le plus les imams démissionnaires et qui a été évoqué au cours de la déclaration de démission est celui relatif à la mosquée AL ASHKAR au quartier Banikanni Madjatom de Parakou. Il s’agit d’une mosquée construite en 2003 avec pour objectif les prières du vendredi. Mais force est de constater que l’imam Wakeiya, président du Haut conseil des imams de Parakou a de façon unilatérale interdit l’ouverture des prières du vendredi au niveau de ladite mosquée. L’union islamique du Borgou, instance supérieure après échec des négociations a par un courrier N/REF : 048-16-U-Is-Bg en date du 08 août 2016 donné autorisation à l’imam de la mosquée  AL ASHKAR pour l’ouverture des prières du vendredi. Une autorisation qui n’a pas été du goût de l’imam Wakeiya qui a saisi le commissariat de police de Parakou aux fins de surseoir à la jouissance de l’autorisation de l’union islamique. C’est une situation qui prouve à suffisance la volonté de l’imam Wakeiya de s’imposer à tous au détriment des préceptes même du coran  et traduit un abus de pouvoir sans précédent. Il est également reproché à l’imam Wakeiya, sa proximité avec une chapelle politique qui nourrit une folle envie d’avoir sa mainmise sur la communauté musulmane de Parakou afin de pouvoir en faire un bétail électoral monnayable en temps opportun. Mais le drame dans de pareilles situations est que, quand la politique prend en otage la religion, cette dernière qui devrait être le dernier rempart pour maintenir la cité dans la paix et la quiétude se pervertit et se détourne de sa mission devenant un danger pour la communauté.

Marx CODJO(Br) Borgou Alibori


Matin Libre

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  1. C’est vraiment une traité réalité, on a jamais vu un imam qui s’affiche publiquement et prend parti pour un politicien verreeux qui de surcroît n’est pas digne d’un fidèle musulman de par ses pratiques occultes.L’islam n’est pas le monopole des hommes ,mais l’application des tests coraniques et de la souna du prophète ,mais malheureusement ce dernier est un grand obstacle pour la religion et ses fidèles à Parakou. Nous ,musulmans de Parakou ,nous disons non à la politiques dans les affaires religieuse. Non aux imams politiciens

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