Exclusion temporaire de 21 étudiants de la Flash/Uac : Les clarifications du...

Exclusion temporaire de 21 étudiants de la Flash/Uac : Les clarifications du rectorat

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(Les responsables étudiants marchent sur le décanat et le rectorat)
Par la décision rectorale N°070-16/UAC/SG/VR-AARU/SA portant sanctions disciplinaires infligées à des étudiants de la Flash de l'Uac, vingt-et-un (21) étudiants ont été temporairement exclus pour cinq (05) ans à compter de l’année académique 2015-2016, de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines pour organisation du boycott des compositions à l’Université d’Abomey-Calavi. Une décision du Conseil pédagogique de la Faculté et entérinée par le rectorat de l'Université d’Abomey-Calavi qui fait couler beaucoup de salives.

«Si pour beaucoup, il s’agit d’une décision arbitraire, les autorités rectorales affirment avoir juste appliqué les textes. « Si nous sommes d'avis que nous sommes en démocratie, dans un Était de droit, admettons que toutes les revendications doivent respecter le droit, la légalité. Ce n'est un secret pour personne le mode opératoire desdits " responsables " étudiants: terreur, intimidation, vandalisme, voies de fait sur leurs camarades, les enseignants, les bonnes dames qui leur vendent à manger, obstruction de la voie inter-État, destruction de véhicules administratifs. Le comble est qu'entend que des instruits, ils ignorent royalement la règle élémentaire en démocratie : la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Ils ne supportent pas que leurs camarades veuillent aller en cours, aller composer en dépit de leurs mots d'ordre de grève ou de boycott des examens. Alors ils usent de violence sur leurs propres camarades avec une armée de gros bras qui sème la terreur dans les amphithéâtres lors des compositions, déchirant les épreuves, les feuilles de composition, etc. Le terrorisme ne signifie pas seulement bombe ou égorger. C'est quand on utilise la peur et l'intimidation comme moyen d'expression, et non les moyens légaux. L'Université est d'où l'on sort pour assurer directement de hautes responsabilités dans la société. Les étudiants doivent apprendre à être responsables des conséquences de leurs choix. Autrement, ce serait le règne de l'anarchie » peut-on lire dans un communiqué du service de communication du rectorat. A en croire le premier article de ladite décision, les mis en cause sont entre autres accusés de boycott de la composition, d'incitation au boycott de la composition, d'instauration d'un climat de trouble en salles d'examens, de violence préméditée et d'incitation à la violence, au terrorisme et à agression caractérisée. Par ailleurs, ces 21 étudiants qui ne pourront reprendre leurs études à la Flash qu'à partir de l'année académique 2020-2021, sont interdits d'inscription dans d'autres établissements de l'université pendant la durée de la sanction. Faut-il le signaler, au nombre des étudiants exclus figurent le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), Emmanuel Assimada, le président de l'Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb), Prince Boris Aké, le président du Bureau d'union d'entités de la Flash (BUE/Flash), Daniel Etou, le Secrétaire à la communication et à la mobilisation de la Fneb, Borice Aïsso, le nommé Habib Ahandessi dit «Le Révolutionnaire».

Les étudiants marchent sur le décanat et le rectorat…

La décision n’a, en réalité, fait qu’envenimer la situation confuse à l’Uac. Conviés à une Assemblée générale hier, mardi 02 août 2016, par les bureaux exécutifs des trois organisations estudiantines à caractère syndical, les étudiants ont tenu un sit-in bouillant au décanat de la Flash et au rectorat pour exiger l’annulation de ladite décision d’exclusion des meneurs de mouvements étudiants. Désormais pour les étudiants, il n’est plus question de reculer car il s’agit, selon eux, d’une cause noble et qui concernerait les générations à venir. Voilà qui intensifie la crise à l’Uac et cette décision pourrait déterminer la couleur que prendrait l’année académique en cours.

Aziz BADAROU


Matin Libre

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