Etat-civil : Epiphane Quenum acclame l’avènement du Ravip

Etat-civil : Epiphane Quenum acclame l’avènement du Ravip

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Le Recensement Administratif à Vocation d’Identification de la Population (RAVIP) annoncé par le régime de la rupture continue de susciter des réactions dans le rang des acteurs politiques. L’un de ceux-ci, ayant présidé antérieurement la Commission Permanente de Supervision de la Lépi (CPS-Lépi), devenue par la suite Commission d’Orientation et Supervision (COS-LEPI), Epiphane Quenum, a favorablement salué l’avènement de ce projet. Invité dans l’émission matinale « Actu matin » de la chaine de télévision Canal 3, le jeudi 24 novembre 2016, il a regretté la « prise en otage de la Lépi », estimant que cette opération avait été réalisée avec des problèmes liés à la non-résolution du système électoral du Bénin et aussi et à la non identification exhaustive des ménages. Une situation qui a conduit aux nombreuses séances de rattrapage causant, malgré tout, à le croire, la non prise en compte des béninois dans l’établissement de cet outil. L’honorable Epiphane Quenum a déploré aussi que les périodes pendant lesquelles les opérations sont lancées font qu’elles ne sont pas transparentes et réduisent la crédibilité qu’elles pourraient avoir aux yeux des populations. « Si la Lépi avait connu le succès qu’on attendait, on n’aurait pas besoin de ce recensement », a-t-il regretté au cours de cette émission. Contrairement au Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC) et à la Lépi, initiés par l’ancien régime, Epiphane Quenum a loué le Ravip qui, selon ses propos, permettrait au Bénin de rattraper certains aspects dont l’assainissement et la modernisation de l’Etat civil béninois. Il explique que cette opération sera menée au niveau de chaque unité administrative où le recensement des populations se fera de maison en maison, d’hameau en hameau. Les nouvelles naissances et décès seront enregistrés dans les registres existant au niveau de chaque village et ce n’est que la compilation de ces données qui nécessitera l’intervention d’un opérateur technologique. « Ce recensement permettra d’apurer tout ce qui existe. Il y a beaucoup à faire et cette opération permettrait de donner des moyens solides en vue d’apurer et corriger les imperfections », a-t-il précisé. Pour parvenir à une réussite de l’opération, il souhaite que les dispositions soient prises en fonction de la loi qui autorise l’intervention de deux ministères dans le recensement dont, celui de la justice et de l’intérieur. Leur intervention permettra d’assurer, selon lui, l’épuration de ceux qui ont perdu leur droit civil, l’épuration des non béninois et de prendre en compte les populations présentes dans les lieux de détention.

Rastel DAN

aCotonou

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