Escroquerie, vol, agressions des étudiants sur le campus d’Abomey-Calavi : Des «...

Escroquerie, vol, agressions des étudiants sur le campus d’Abomey-Calavi : Des « états-majors », un gang à épingler dans l’immédiat

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(Le rectorat doit prendre ses responsabilités et sauver les meubles)
La communauté estudiantine de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) craint désormais de jour en jour pour sa sécurité. Etudier dans la quiétude reste un vœu dans la cité universitaire. Malgré la présence des forces de sécurité sur le campus, les étudiants sont quotidiennement victimes d’agressions, d’escroquerie de la part d’un groupuscule de vils individus qui se réclament « Etats-majors » des organisations estudiantines à caractère syndical de l’Uac. En effet, cette formule aurait été créée il y a quelques années par Guyso Mitokpè, ancien président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) pour assurer sa sécurité et celle des étudiants. Mais depuis, cette initiative a pris de l’ampleur et ces « Etats-majors » sont comme des bourreaux aujourd’hui pour la communauté estudiantine. Se comportant et s’habillant parfois comme des militaires, ces étudiants filous restent les principaux trouble-fêtes de l’Uac. Aucune manifestation ne saurait donc se tenir sur le campus sans leur aval. Avec la complicité de certains responsables étudiants, ils parviendraient à délocaliser des étudiants des cabines ou les contraindre à partager leur lit avec de nouvelles têtes qu’ils amènent. Chose curieuse, ces « Etats-majors » ne sont pas légalement reconnus et ils seraient aujourd’hui les maitres de l’Uac. Pire, c’est que même les organisations estudiantines telles que l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) et la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) ne contrôlent plus la situation.  Ces individus mal intentionnés sèment désormais la terreur sur le campus. Ce dimanche, 03 mars 2016, c’est un étudiant de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), Wilfried Fagnihoun qui a été pris à partie. Blessé grièvement à la tête, il a été conduit d’urgence à l’infirmerie. Selon des étudiants rencontrés, plusieurs responsables de la presse universitaire sont régulièrement agressés et menacés par ces filous. Mais il importe de se demander si ces derniers viennent à l’université pour étudier ou simplement pour jouer au « Gros bras » ou encore brimer leurs camarades. Le rectorat doit prendre ses responsabilités et instruire la police afin que ces « malfrats en gestation » soient ciblés, épinglés et jetés derrière les barreaux. Cette nouvelle filière pour entretenir le banditisme ne doit être passée sous silence. Cela devient monnaie courante et il est temps que les autorités rectorales, décanales sortent de leur torpeur et sonner la fin de la récréation.

A.B

Matin Libre

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