Échauffourées à l’université d’Abomey-Calavi de Cotonou

Échauffourées à l’université d’Abomey-Calavi de Cotonou

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Cotonou (Bénin)- Les compositions à la Faculté des sciences techniques (Fast) à l’Université d’Abomey-Calavi ont été fortement perturbées, mardi, par des voies de fait et échauffourées entre des étudiants et les gendarmes déployés sur le campus faisant des arrestations dont un responsable étudiant, selon une source bien informée.

Fortement mobilisé, tôt le matin, pour faire respecter le mouvement de grève illimitée lancé par les associations estudiantines, un groupe d’étudiants qui tentaient de dissuader leurs camarades de la Fast venus prendre part à la composition de fin des semestres impairs, a été violemment dispersé par les forces de l’ordre à coups de matraques et gaz lacrymogènes.

Selon Nicolas Zinsou, président de l’Uneb, les étudiants ont été mâtés par les gendarmes en furie pendant que ceux-ci sensibilisaient leurs camarades sur la nécessité de poursuivre la grève.

«Au moins quatre étudiants dont Boris Aké, président de l’Unseb et son organisateur ont été arrêtés et gardés», a confié Nicolas Zinsou.

Tôt le matin, les salles de compositions ont été badigeonnées par des excréments de tous genres et d’huile de vidange pour empêcher l'accès en salle des étudiants devant composer.

Le Rectorat de l’UAC accuse les étudiants d’être auteurs de ces voies de fait, ce que récusent les étudiants.
Démarrées avec plusieurs heures de retard, les compositions de la première journée ont eu finalement lieu.

Vendredi 5 août 2016, les trois associations estudiantines Uneb, Fneb et Unseb avaient conjointement lancé une grève illimitée dénommée «campus mort».

Les étudiants réclament l'organisation de la session de rattrapage à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash), le payement des bourses et secours universitaires et l’amélioration des conditions de vie et d’études sur le campus.

DJ/cat/APA

aCotonou

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