Droits fonciers des femmes: Konrad Adenauer associe les Osc à la cause

Droits fonciers des femmes: Konrad Adenauer associe les Osc à la cause

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La problématique des droits fonciers des femmes est au cœur de la formation dédiée à la Société civile par la Fondation Konrad Adenauer. L’atelier qui se déroule du 27 au 29 octobre à Ouidah, entre en ligne de compte du projet « Un seul monde sans faim-2 : les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest »

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La Fondation Konrad Adenauer fait de la lutte contre l’insécurité foncière son challenge. En initiant une formation au profit des acteurs de la Société civile, elle tient à rétablir l’équilibre en ce qui concerne les droits des femmes à la terre. L’atelier de Ouidah fait suite à celui organisé à Cotonou du 11 au 12 octobre, dernier et relatif à la même thématique. Il vise notamment à offrir un cadre de dialogue, d’échanges et de connaissances aux participants en vue d’un changement de comportement au profit de la liberté foncière en faveur des femmes.

Selon le coordonnateur national Bénin du projet « pour les droits fonciers de la femme en Afrique de l’Ouest », Mounirou Mohamed Tchacondoh, la présente formation répond à la vision du premier chancelier de la République fédérale d’Allemagne, Konrad Adenauer, qui a longtemps œuvré en faveur d’un héritage de paix et de justice et de la responsabilité individuelle et collective de tous. Laquelle responsabilité passe par l’implication de tous et de chacun à l’œuvre de développement. Qui dit développement, explique-t-il, dit avant tout la sécurisation des ressources naturelles, dont la terre.
Pour le représentant du secrétaire général de la mairie de Ouidah, Alain Houessou, qui salue la pertinence de la démarche de Konrad Adenauer, ce projet cadre parfaitement avec les Objectifs de développement durable (Odd), dont la finalité est de réduire la faim, la malnutrition et la pauvreté et de promouvoir un développement équitable et durable pour tous. Or, explique-t-il, cette prospérité envisagée ne peut être une réussite sans l’apport des femmes. Qui plus est de celles des communautés rurales à qui le monde entier doit énormément en matière d’alimentation. La sécurisation des domaines fonciers devient alors un levier à promouvoir pour assurer l’autonomisation de femmes et garantir un lendemain meilleur aux communautés. « Les femmes représentent une frange majeure de la population mondiale. Elles s’échinent sur plusieurs fronts pour satisfaire les besoins nutritionnels de la société. Elles ne peuvent disposer de revenus subséquents sans la sécurité foncière », se convainc-t-il. Cette situation interpelle donc les élus locaux, qui doivent prendre la situation à bras-le-corps pour fournir aux femmes les ressources nécessaires en la matière. Autrement, le pari risque d’être un fiasco ‘’socio-économique’’. Tout en saluant la pertinence du projet, il plaide pour l’appui des actrices de la terre, leur accès aux financements et la sécurisation des domaines fonciers en vue du développement économique.
Après Cotonou et Ouidah, ce serait autour des Organisations non gouvernementales qui collaborent avec les acteurs à la base des communes d’Abomey- Calavi, d’Allada,… d’accueillir ladite formation. La phase physique des réalisations entrant dans le cadre dudit projet est prévue pour 2017. Lequel projet est mis en œuvre au Bénin dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, au Burkina Faso dans les provinces de Seno Gourma et Tapoa, au Togo dans les régions du Sud Est maritime et Kara. Il vise l’amélioration et l’institutionnalisation de la communication et de l’échange d’informations entre les acteurs étatiques et non étatiques des pays ciblés autour de la problématique de l’accès des femmes à la terre.

Maryse ASSOGBADJO

aCotonou

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