Drame d’Avamè à Tori: Des sanctions contre plusieurs cadres impliqués dans l’opération

Drame d’Avamè à Tori: Des sanctions contre plusieurs cadres impliqués dans l’opération

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Dans ce qu’il convient d’appeler désormais le drame de Tori, des têtes tombent déjà. Plusieurs cadres ont été relevés de leurs fonctions et le Conseil des ministres du mercredi 14 septembre veut aller encore plus loin en demandant plus de célérité dans l’enquête en cours.

«Dans n’importe quel pays du monde, une telle opération aurait suscité la même tentation et la même ruée d’une certaine population vers les biens en destruction. Ce qui s’est passé était donc bien prévisible et aurait pu être évité… Les personnes en charge de cette opération sont coupables de négligence et de fautes graves et devront en répondre aussi bien sur le plan administratif que pénal ». Cette déclaration faite par le président Patrice Talon de retour au bercail, au petit matin du lundi 12 septembre dernier se traduit déjà en acte. Les ministres en charge de la Sécurité publique, de la Défense et des Finances, selon le point fait par le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, ont déjà relevé de leurs fonctions, le commissaire de police et le chef brigade de gendarmerie de Tori-Bossito et le receveur dépôt douane. Ces sanctions font suite à des légèretés notées dans une opération d’incinération de produits alimentaires avariés, jeudi 8 septembre dernier, dans la localité d’Avamè (Tori-Bossito). L’incident, il faut le rappeler, est survenu alors que des personnes tentant de récupérer des produits ont été surpris par une flamme ardente. Déplorant le drame, le Conseil des ministres retient néanmoins qu’il est survenu des suites d’un manquement professionnel sur la chaine opérationnelle de l’activité et résulte même, selon le ministre d’Etat, d’une violation des lois et règlements pour deux raisons. La première, le promoteur n’a pas obtenu au préalable l’agrément nécessaire pour l’exercice de cette activité. Secundo, la procédure de destruction des produits avariés n’a pas été respectée et l’opération n’a pas été sécurisée à la mesure des risques professionnels. Il y a complaisance et négligence, relève alors Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, faisant la synthèse des grandes décisions du Conseil des ministres. Pour cette raison, et en plus des sanctions administratives déjà appliquées à certains cadres impliqués dans cette opération qui s’est soldée par 92 brûlés graves dont 16 décès a la date du 13 septembre, le gouvernement a instruit le ministre de la Justice à faire accélérer l’enquête judiciaire et à faire ouvrir des procédures à l’égard de toutes les personnes convaincues de faute. Pour finir, le Conseil des ministres appelle à plus de responsabilité, de prudence, de vigilance, d’engagement citoyen et à plus de conscience civique ?

aCotonou

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