Drame àTori-Avamè : Le maire Robert Tolègbon clarifie

Drame àTori-Avamè : Le maire Robert Tolègbon clarifie

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Il était l'un des invités de la chaîne de télévision nationale dimanche 11 septembre 2016, sur l'émission Débat du dimanche, (3D). Au menu, l'analyse du drame qui s'est produit la semaine écoulée à Tori-Avamè, une localité de la commune de Tori-Bossito.

D'entrée, souligne le maire, il a été dénombré jusqu’à la date du 11 septembre, 08 cas de décès et 87 blessés. Le visage pâle et affligé, la douleur dans sa voix à peine audible, il a dit toute sa compassion et son assistance aux victimes et à leurs familles. Venant s’en aux faits, Robert Tolègbon, a d'abord affirmé que l'installation de la société Ama Sarl, société en charge de la destruction des produits avariés sur ce site d’Avamè, n'a pas reçu l'assentiment de la Mairie. Selon son propos, les diverses initiatives entreprises pour aboutir à sa fermeture ont été vaines. «J'ai tout le temps décrié cela; depuis la mandature précédente jusqu’à mon arrivée à la tête du Conseil communal…En 2014, près d’une trentainede personnes se sont déjà fait brûler…J'ai tout le temps demandé qu'on ferme le site. Nous avonsrecouru à des structures départementales, la direction départementale de l’environnement en occurrence, et dans une moindre mesure, la direction départementale de l’habitat et de l’urbanisme», confie-t-il désolé devant l’indifférence des structures étatiques. Aux dires de l’autorité communale, sur le site, il n'existe même pas un système de sécurisation. Les sapeurs-pompiers, à l'en croire, n'avaient pas non plus connaissance du lieu. «Le moment venu, chacun sera situé sur ses responsabilités», va renchérirRobert Tolègbon.

En attendant, il y a, indique-t-il, une veille permanente, un comité de crise quiveille à ce que tous les blessés soient conduits vers les centres de santé. Tout en remerciant alors l'Etat central pour son implication active dans la prise en charge des blessés, il lancera un appel à la solidarité nationale pour l'accompagnement psychologique, matériel ou financier de toutes les personnes qui de près ou de loin ont été touchées par ce drame.

Une décentralisation biaisée, la Rupture doit rompre avec la maldonne

Dans son intervention sur la chaîne de télévision nationale ce dimanche, le maire Robert Tolègbon a révélé à la face du monde, les dessous sales de la décentralisation. De ses révélations, on peut, sans doute de se tromper, affirmer que les autorités communales ne jouissent pas de tout le pouvoir que leur concède la décentralisation. Sinon, comment comprendre qu'une société s'installe dans une commune, opère allègrement et qui, jouissant des grâces de l’Etat, bafoue l'autorité communale?«Il y a des structures étatiques qui viennent sur nos territoires faire des choses plus graves sans informer qui que ce soit. Et c’est souvent à vous d’aller vers elles et elles se foutent royalement de vous», a laissé entendre Robert Tolègbon. Et le cas de la société Amasarl, est bien évocateur. De concert doncavec le maire, on est à même de conclure qu’entre les textes et la réalité, il y a effectivement un grand écart. Et puisque nous sommes à l’ère de la rupture, nous espérons que le ver sera extirpé du fruit. Ceci, au plutôt afin de permettre aux autorités communales et municipales de jouir pleinement de leur champ d’action.

Cyrience KOUGNANDE

aCotonou

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