Dossier boucle ferroviaire Yayi : Zinsou et Bolloré désavoués par le Niger

Dossier boucle ferroviaire Yayi : Zinsou et Bolloré désavoués par le Niger

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L’un des dossiers qui a plombé la candidature de Lionel Zinsou est la signature des conventions de concession des rails au groupe Bolloré quelques semaines après sa nomination, convention qui a été remise en cause par la Cour d’appel de Cotonou qui avait demandé la cessation des travaux sous astreinte comminatoire de 100 millions de F Cfa par jour.

Mais dans un coup de volte-face, le magazine Jeune Afrique annonce ce qui suit : « Dans une déclaration commune, le Niger et Africarail mettent un terme à leurs différends juridiques. Niamey reconnaît les droits de la société de Michel Bosio sur les axes allant de Ouidah (Bénin) à Kaya (Burkina) et de Blitta (Togo) à Ouagadougou. »

Historique du projet de la boucle ferroviaire
C’est un projet qui date de plusieurs décennies. C’est en 1904 que les premiers travaux ont commencé et connaissent un coup d’arrêt dans les années 30 selon les propos d’Ange Mancini (conseiller de Vincent Bolloré) rapporté par le journal françaisChallenges. Le même journal poursuit en disant : « C’est en 1999 que le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, rejoints ensuite par le Togo, ont confié à cette société d’ingénierie “la mise en place d’une structure juridique concessionnaire chargée de la réalisation et de l’exploitation du réseau ferroviaire interconnecté”. Puis, en 2002, Geftarail et ces États ont créé Africarail, contrôlée à 90% par la société française, une entité qui a obtenu “le droit de construire le long du tracé de l’axe ferroviaire entre les villes de Kaya (Burkina Faso), Niamey (Niger) et Parakou (Bénin)”. » Mais, à l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, la donne change. Il accorde les droits de réalisation et de construction des rails à un groupe contrôlé par l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou dans un vaste projet dénommé “épine dorsale” qui comprend la construction de ports et de rails.

Bolloré décide de contourner Africarail et Samuel Dossou
Selon le journal Challenges, Africarail fait recours à Bolloré pour aider à la concrétisation du projet. Challenges dit : « En 2011, un comité de pilotage “ferroviaire et minier” a été créé à Bercy, présidé par Michel Rocard et associant des groupes français -dont Bolloré- pour réunir les fonds. Sans succès. » Mais quelques années plus tard Bolloré décide de mettre de côté Africarail et Samuel Dossou en obtenant du président Boni Yayi une autorisation à huis clos pour commencer les travaux de construction des rails en avril 2014. Un accord est signé plus tard-quelques semaines après sa nomination-par le Premier ministre Lionel Zinsou en août 2015 pour légitimer l’accord conclu entre Vincent Bolloré et Boni Yayi.

Africarail et Samuel Dossou contre-attaquent Bolloré et Yayi devant les tribunaux
Se sentant léser dans leurs droits, Africarail et Samuel Dossou intentent des procès à Bolloré en France et au Bénin. Samuel Dossou obtient un arrêt de la Cour d’appel en sa faveur à Cotonou ordonnant la cessation des travaux pilotés par Bolloré. Africarail et le Niger procèdent à un règlement à l’amiable, reconnaissant les droits d’Africarail sur la construction et l’exploitation des ouvrages d’arts et des infrastructures ferroviaires comme convenu dans les accords de 1999 et de 2000 selon des informations rapportées par Jeune Afrique.

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