Diocèse de Cotonou : Monseigneur Roger Houngbédji ordonné ce samedi entre en...

Diocèse de Cotonou : Monseigneur Roger Houngbédji ordonné ce samedi entre en fonction le dimanche

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Monseigneur Roger Houngbédji sortira demain samedi 24 septembre du Palais des congrès de Cotonou avec les attributs d’évêque, et le dimanche 25 septembre il entrera dans ses fonctions d’archevêque de Cotonou après la messe qui sera dite à la Cathédrale de la ville.

Pour la troisième fois sur le chemin du sacerdoce, le père Roger Houngbédji sera à nouveau oint pour « paître les troupeaux ». Et cette fois-ci, en tant qu’archevêque du diocèse de Cotonou, conformément à la décision du samedi 25 juin 2016 de sa sainteté le pape François. Ainsi, il sera ordonné évêque, demain samedi 24 septembre, sur l’esplanade du palais des congrès de Cotonou, et fait archevêque de l’archidiocèse de Cotonou le lendemain, dimanche 25 septembre, à la cathédrale de Cotonou.

Dans ses nouvelles fonctions, il est attendu du successeur de monseigneur Antoine Ganyé, de demeurer le « pasteur des âmes et docteur de la foi ». Par ailleurs, monseigneur Roger Houngbédji doit être doué de prudence, être fermement attaché à l’orthodoxie, fidèle au siège apostolique et au magistère de l’Eglise. Il doit s’efforcer pour être un modèle de piété, d’esprit de sacrifice et de zèle pastoral.

Deux étapes pour nommer un évêque

Ainsi, il ne démentirait pas toutes les personnes qui ont témoigné en sa faveur dans un processus de nomination des évêques qui peut durer quatre à huit mois. Généralement, il y a deux grandes étapes : l’identification des prêtres remplissant les critères, et la nomination par le pape. En ce qui concerne la première étape, la conférence épiscopale, avant même la vacance du poste, soumet une liste de prêtres susceptibles de porter la charge. En cas de vacance, le nonce apostolique enclenche le processus en sélectionnant trois potentiels candidats sur lesquels il entame une consultation à partir d’un questionnaire confidentiel. Après avoir recueilli les avis, il en fait un rapport motivé de ses jugements qu’il soumet à la congrégation pour les évêques à Rome. Seuls les évêques qui y siègent ont connaissance de cette liste, l’étudient, passent les potentiels candidats au vote et formulent des recommandations. L’évêque, responsable de la congrégation appelé préfet, présente, au cours d’une audience privée au pape, les noms, le rapport du nonce apostolique, le vote et la recommandation de la congrégation. A cette seconde étape, le pape peut entériner cette décision ou demander que lui soit soumises d’autres candidatures. Au finish, en cas d’approbation du pape, le nonce apostolique est saisi aux fins d’informer le potentiel lauréat pour qu’il donne son avis favorable ou non. En cas d’acceptation de ce dernier, le nom est gardé « au frais » jusqu’à la date indiquée pour sa publication.

Ce qui se passera demain

Longue et discrète démarche qui rappelle que c’est l’Esprit-Saint qui choisit. L’Eglise, alors réconfortée par cette présence du Paraclet, peut procéder aux rites d’ordination du nouvel évêque à travers les rites essentiels et ceux complémentaires. Les premiers sont de deux ordres, à savoir l’imposition des mains et la prière d’ordination. Les rites complémentaires sont l’onction du saint chrême, la remise de l’Evangile et la remise des signes de la charge épiscopale. Mais il faut noter que la célébration commence par la lecture de la lettre du pape appelée « bulle papale » et l’invocation des saints.

Vadim QUIRIN

aCotonou

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