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Des acteurs de la société civile passent à la loupe les « 100 » premiers jours du gouvernement Talon

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A travers un panel organisé par la Fondation Friedrich Ebert, des acteurs de la société civile ont analysé mercredi en fin de soirée, les actions de l’actuel gouvernement à travers ses reformes, la question du "mandat unique" proposé le Chef de l’Etat, Patrice Talon, le mystère autour du rapport déposé par la commission "Djogbénou" et les appréciations qui se dégagent des reformes mises en œuvre par le gouvernement de la rupture en présence des membres du gouvernement, de la société civile et de curieux.

Ce rendez-vous d’échanges a permis aux invités de s’expliquer et donner leur point de vue sur les questions concernant la suppression des postes dans les ministères, l’annulation des décrets rétroactifs, l’annulation des concours frauduleux organisés au profit du ministère des Finances.

En réponse aux accusations portées aux régimes de Boni Yayi, l’ancien ministre des Transports, Gustave Sonon a laissé entendre que l’Etat est une continuité impersonnelle et abstrait même si certains individus s’efforcent de démontrer que l’Etat béninois était dégradé malgré les différents rapports laissés à la prise de service du nouveau régime.

«La gestion de l’ancien gouvernement n’est pas si mauvais comme on le dit» a-t-il clamé à plusieurs reprises. Il a félicité le grand pas que vient franchir le régime Talon en ce qui concerne la décentralisation.

Pour le secrétaire général de la FESYNTRA-Finances, Laurent Mètongnon, l’indicateur qui s’affiche aujourd’hui par rapport aux actions du gouvernement de la rupture n’est pas encore satisfaisant. En exemple, il a montré du doigt l’insécurité grandissante à cause des décisions brusques qui sont prises par rapport à la levée des postes de contrôle sur les voies Inter-Etats.

Les ministres de l’actuel gouvernement, à tour de rôle ont expliqué le bien-fondé des reformes que le gouvernement met en œuvre et leurs impacts sur la gestion des finances publiques.

La transparence autour du contenu du rapport concernant la réforme politique déposée par la commission "Djogbénou" a été fortement critiquée par les membres de la société civile. Selon eux, ce rapport devrait être déjà publié pour permettre à tous les Béninois de se prononcer sur le travail qui est fait.

« Le gouvernement de la rupture n’a rien à imposer au peuple béninois, mandat unique ou pas, c’est le peuple qui doit décider, par voie référendaire si la constitution le permet », a fait comprendre Laurent Métongnon.

Le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou a expliqué les raisons pour lesquelles ce rapport n’est pas encore rendu public. «Nous devons discuter du contenu avec les membres du gouvernement avant d’exposer à l’opinion public, ce rapport qui est à l’étape de proposition, rien n’est encore approuvé», a-t-il dit en mettant l’accent sur les tenants et aboutissants des reformes qui se font dans les ministères.

«Le président de la République, Patrice Talon a fait son choix, pour l’assumer jusqu’au bout, il lui faut des moyens», a conclu le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Joseph Djogbénou.

ABP/AE/DKJ

aCotonou

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