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Déguerpissement des occupants des artères dans la ville de Cotonou : Un début de fluidité à Dantokpa malgré les remous

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L’interdiction aux engins à deux roues de circuler dans la zone commerciale entre en vigueur ce jour. Mais avant, des opérations de déguerpissement des occupants des artères du marché Dantokpa ont été effectuées dans la journée d’hier. Ceci, rendant plus fluide la circulation même si les usagers restent contrariés.

Au cœur du marché Dantokpa, les bousculades ont dimunié. Les couloirs de circulation du plus grand marché du Bénin sont fluides : pas le moindre engin à deux roues, encore moins des véhicules de transport en commun. Même les cris des portefaix deviennent rares. « Je suis fréquent dans le marché, mais je ne me suis jamais sentie aussi libre dans mes mouvements. C’est une première et il ne reste qu’à espérer la sécurité, la quiétude pour toujours », apprécie une vendeuse de produits cosmétiques. Quelque chose a changé dans la journée d’hier et a bousculé en peu de temps les vieilles habitudes au marché Dantokpa. Selon les témoignages des usagers, les forces de sécurité publique y étaient de passage dans la matinée pour remettre de l’ordre. Un tour au niveau du commissariat spécial de Dantokpa et le constat est vite fait. Quelques pousse-pousse saisis trainent sur place, des marchandises de vendeuses occupant les voies d’accès aussi. « C’est juste un avertissement. Nous avons procédé au dégagement du trottoir pour demain (ce jour, ndlr) », explique Abraham Ako, un fonctionnaire de police à Dantokpa.

« Nous ne sommes pas informés, mais on n’y peut rien »
C’est plutôt ce jour qu’entre en vigueur l’arrêté préfectoral en date du 7 juillet 2016 portant interdiction aux engins à deux roues de circuler dans la zone commerciale. Selon les informations recueillies, l’on devrait assister ce jour à une présence massive de policiers, de gendarmes et de militaires pour déguerpir les occupants des trottoirs et mettre en exécution le plan de circulation. Mais, certains usagers rencontrés sur place disent ne pas être informés d’une telle décision. « Nous ne sommes pas informés, mais on n’y peut rien. Je n’ai ni radio, ni poste téléviseur. Je n’ai fait que constater comme vous les policiers ce matin », déclare une vendeuse de chaussures pour femmes. Cette dernière et bien d’autres vendeuses du marché semblent banaliser cette opération qui pour elle, n’est qu’éphémère. « Ce n’est pas nouveau. Apres le passage des policiers ou des agents de la Sogema, on essaie de rejoindre encore nos places. Il suffit d’être un peu plus vigilant. Nous en sommes habitués », a-t-elle ajouté. Des convocations auraient été distribuées aux intéressés en guise d’avertissement. Aussi, les usagers sont-ils partagés entre des critiques et des appréciations à l’endroit de la mairie, la Société de gestion des marchés et la préfecture. « Moi je ne suis pas d’accord. Je n’arrive pas à vendre mes produits si je reste assise dans ma boutique. Je suis donc obligée d’installer une partie des produits sur le trottoir pour attirer la clientèle », fulmine une autre vendeuse située juste à l’entrée du marché.

Happy ADEDJE & Helyette de SOUZA (Stags)

aCotonou

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