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Déclaration du président de la République à Abidjan:Talon tient au statut de « bon président »

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Beaucoup se demandent pourquoi le président de la République a « fait le serment à Yayi Boni d’être un bon président ». Et pourtant, c’est le statut qui sied le mieux à Patrice Talon pour régler les nombreux problèmes de la République.
Le président Patrice Talon a le sens de l’équité. Il semble même que son prédécesseur à qui Patrice Talon rappelle désormais le nouveau statut de simple « citoyen » ne doit pas avoir bien compris le serment du chef de l’Etat.

De retour de Paris, le président de la République a bien fait de rappeler en filigrane qu’il sera un bon président pour tous les Béninois. Cela sous-entend beaucoup de choses en raison de la richesse de la langue de Molière. En dehors de ce que au plan juridique le président de la République reste et demeure un bon père pour tous ses enfants, au plan politique, la déclinaison de « bon président » à Yayi Boni fait certainement frémir. Car, le bon président a le sens de l’équité. De ce fait, il tient la carotte et la chicotte. Il délivre l’opprimé, rabaisse le prétentieux, le vaniteux et élève l’humble. Donc, le serment fait à Yayi Boni d’être « bon président » pour tous les Béninois peut être une promesse de l’enfer. En effet, le chef de l’Etat affirme qu’il ne s’est engagé dans aucun compromis encore moins aucune compromission préjudiciable où de nature à porter préjudice à son engagement de bonne gouvernance, de Rupture et de Nouveau Départ. Le chef de l’Etat martèle : « Il n’y a pas et il n’y aura pas de changement de cap. Rien ne pourra me distraire ni me faire perdre du temps. » Un tel discours ne saurait être une garantie suffisante pour Yayi Boni qui a laissé une administration publique décadente, un souvenir triste de scandales de toute sorte et des actes de parjure en violation de la Constitution que le peuple du Bénin s’est librement doté. En clair, s’il advenait que des procédures judiciaires étaient engagées contre l’ancien président Yayi Boni, il devra en répondre en qualité de citoyen béninois. Les présidents François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy en ont fait l’expérience. Le pouvoir confère des privilèges et des honneurs enviables. Mais le revers de la médaille, c’est que quand le pouvoir quitte son homme, ce dernier peut perdre ses esprits lorsque la gouvernance a été catastrophique. Les mesures qui se prennent, Conseil des ministres après Conseil des ministres, peuvent donner du tournis à l’ex- président.

Jean-Claude Kouagou

Actu Bénin

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1 COMMENTAIRE

  1. Apparemment on parle trop et en croire on critique l’autre sans rien commenc mais la population est bien consciente l’autre n’a rien fait et un mauvais prsident en plus, force est de constater que nous sommes toujours dans les mmes conditions comme si Yayi qui dirigeait encore

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