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Déclaration du 1er vice-recteur de l’Uac sur la session de rattrapage à la Flash : Qui des autorités rectorales et responsables étudiants sèment la cacophonie ?

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La réforme relative à la suppression de la session de rattrapage à l’Uac ne cesse d’alimenter les tensions sur le campus universitaire depuis quelques années. En effet, suite au retour de la session unique à la Flash/Uac, le boycott des compositions par la communauté estudiantine s’observe depuis quelques semaines. En réaction à ces mouvements des étudiants, le vice-recteur chargé des affaires académiques, Maxime da Cruz a conifé: « Je voudrais tout simplement donner quelques points de repère. La Flash a un règlement pédagogique. Si vous vous rappelez, l’année dernière, pour une sortie de crise nous avons dû nous rendre plusieurs fois à la présidence de la République pour des séances avec l’ancien ministre de l'enseignement supérieur, François Abiola et l’ancien Chef de l’Etat, Thomas Boni Yayi. L’un des arguments que les responsables étudiants avaient avancés, c’est qu’ils n’étaient pas informés de ce règlement pédagogique qui prône l’application du système Licence-Master- Doctorat (LMD). Ce qui n’était pas vrai, précisions-le. A l’issue de la dernière rencontre au palais de la République, le Chef de l’Etat leur avait dit ce qui suit (je paraphrase) : “ Vous avez dit que vous n’étiez pas informé du règlement pédagogique. L’année prochaine vous n’allez pas dire la même chose parce que maintenant vous êtes informés. A présent, je vais demander une faveur aux enseignants de la Flash. Je ne leur impose rien. Je veux leur demander de m’aider à sortir de cette crise, en accordant pour une dernière fois la session de rattrapage aux étudiants de la Flash“. C’est ce que le Chef de l’Etat avait dit en son temps. Quand je rencontre les responsables étudiants, je dis souvent que pour aborder ce problème il a y trois paramètres que nous devons supplanter : il faut faire preuve de bonne foi, il faut faire preuve d’honnêteté intellectuelle et il faut faire une gestion efficiente de la mémoire. Je crois que si la parole donnée a peu de valeur, c’est la confiance entre nous qui est brisée. Et lorsque la confiance est brisée, il y a très peu de choses que l’on peut faire ensemble (…)». C’est en ces termes, au cours de son échange avec beninmondeinfo lundi dernier, que le vice-recteur Maxime da Cruz confond les responsables étudiants. L’autorité rectorale a précisé que dans la semaine du 20 juin 2016, une séance d’appropriation du système LMD, a été organisée à l’intention des étudiants, comme l’avait demandé alors le Chef de l’Etat, Boni Yayi. De ce fait, il dit ne plus comprendre l’attitude des étudiants manifestants. Fustigeant, de leur côté, la suppression de la session de rattrapage à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash), la communauté estudiantine a décidé de boycotter, à travers des mouvements pacifiques, les compositions.

Qui sème alors la cacophonie à l’Uac ?

La question reste toute posée et bien malin, pourrait répondre à cette interrogation qui a tout son sens aujourd’hui au regard des récents faits à l’Université d’Abomey-Calavi. Des nombreuses médiations infructueuses de l’ancien vice-premier ministre, les différentes parties sont parvenues à une sortie de crise à l’issue d’une rencontre, vendredi, 07 août 2015 avec l’ex Président de la République, Dr Yayi Boni. Parlant de la sortie de crise, la confusion proviendrait aujourd’hui d’un défaut de matérialisation des conclusions. En fait, aucune version écrite et signée des concessions n’avait été rendue publique. On retient juste qu’il avait été décidé de la rétrocession de la session de rattrapage aux étudiants de la Flash, l’application progressive de la réforme relative au système Lmd sans oublier la nécessité d’organiser un séminaire d’appropriation du système à l’intention de la communauté estudiantine. Le gouvernement avait également annoncé un recrutement massif d’enseignants pour solutionner définitivement la crise. Face à ces positions divergentes des acteurs universitaires, il y a lieu de se demander qui des autorités rectorales et des responsables étudiants sèment la confusion à l’Uac. Si le rectorat a jugé utile de démarrer l’application progressive du Lmd cette année, alors cela devrait-il conduire déjà à la suppression de la session de rattrapage ?  Autant de questions qui confondent étudiants et autorités de l’Uac. De toute façon, les jours à venir nous édifieront davantage. Affaire à suivre !!!

Aziz BADAROU


Matin Libre

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