Crise persistante à la Flash/Uac : Le Lmd, ce n’est pas la...

Crise persistante à la Flash/Uac : Le Lmd, ce n’est pas la pomme de discorde !

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La crise à l’Université d’Abomey-Calavi perdure et le système Lmd est accusé de tous les maux. Si la pomme de discorde reste la suppression de la session de rattrapage à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash), le mal ne réside pas en ce système rejeté par la communauté universitaire. La vraie raison est plutôt liée au problème d’effectif pléthorique des étudiants de la Flash.

Le point qui cristallise la discorde à l’Uac n’est pas forcément lié à la gestion du système Lmd mais plutôt à l’effectif pléthorique des étudiants de la Flash. Certes, le système constitue un grave problème académique puisqu’étant en train d’être mise en œuvre par mimétisme et dans des conditions catastrophiques mais il est pourtant nécessaire. Ceci, pour que le Bénin ne soit isolé sur le plan international. En effet, le ratio enseignants-apprenants est trop bas. Or, il faut davantage d'enseignants pour encadrer les apprenants. C’est la vraie raison motivant la décision de suppression de la seconde session à la Flash. Ce qui a conduit à des mouvements de protestation puis ensuite à la généralisation de la crise. Le climat de méfiance et de défiance entre apprenants et enseignants est déplorable mais les revendications sont légitimes et pertinentes. « Il n'y a pas de système sans possibilité de rattrapage. Et aucun système Lmd ou pas ne peut exclure de façon absolue le rattrapage », a reconnu le professeur Ibrahim Salami. Le problème est qu’il y a plus de quarante-mille (40 000) étudiants à gérer à la Flash soit plus de la moitié de l’effectif du campus. Une session d'examens finit à peine qu'il faut en lancer une autre. Les enseignants passent donc plus de temps à évaluer qu’à enseigner. C'est devenu intenable. C'est d'autant plus intenable avec le semestriellement exigé par le système Lmd. On organise trois fois les examens par année au lieu de deux dans l'ancien système, avec moins de moyens humains et matériels. « Face à un vrai problème, la solution n'est évidemment pas la suppression systématique de la seconde session » selon Me Salami qui évoque la nécessité d’élaborer un vrai plan de développement de nos universités. Pour les étudiants, il s’agit d’un acharnement contre les étudiants de la Flash étant donné que la session de rattrapage s’organise toujours à la Faseg, la première entité de l’Uac à adopter le système Lmd. Pour la Flash, il faudra peut-être en faire une université à part entière et l'accompagner comme cela se doit. Il faut des moyens humains, matériels et financiers conséquents. Le ministre de l'enseignement supérieur ne devra donc pas laisser la situation pourrir avant de réagir. Il urge que le gouvernement prenne ses responsabilités.

Aziz BADAROU


Matin Libre

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