Crise dans le secteur du bois au Bénin : Les exportateurs abandonnés...

Crise dans le secteur du bois au Bénin : Les exportateurs abandonnés à leur sort

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(Ils dénoncent l’injustice du gouvernement et implorent la clémence du Pdt Talon)
Le régime de la rupture a-t-il décidément choisi de finir avec les exportateurs des produits forestiers béninois ? C’est l’interrogation qui taraude l’esprit lorsqu’on observe le désastre dans lequel végètent les activités de ces derniers. En effet, au regard de la mauvaise gestion qui a régné au sein de l’Office national du bois du Bénin (Onab), le gouvernement de Patrice Talon a pris une décision en Conseil des Ministres le 13 avril 2016, pour suspendre l’exportation et l’exploitation de tous les produits forestiers en République du Bénin. Plus qu’un coup de tonnerre, l’information a suscité un tollé dans le rang des populations qui ont crié leur ras-le-bol, dénonçant le caractère trop brutal de cette e décision. Au regard des cris de détresse des populations à travers toutes les régions du Bénin, le gouvernement a levé la mesure de suspension de l’exploitation forestière, mais reste campé sur sa position par rapport à l’exportation des produits forestiers.

Deux (02) mois environ après la décision, la situation que vivent les acteurs de l’exportation est catastrophique, alors que ces produits transformés dans leurs usines respectent les textes d’applications de la loi 93- 009 du 02 juillet 1993, issus de l’arrêté interministériel 2007 – 0053 dans ses articles 1,2,3 et 4. Tout porte à croire que le gouvernement fait la sourde oreille malgré leurs multiples cris de détresse.

Catastrophe…

Entre autres, le stationnements des camions chargés de conteneurs de « bois transformés » n’ayant pas pu avoir l’accès dans le port de Cotonou, avant la prise de la mesure de suspension ; des menaces de payement d’indemnités aux propriétaires de véhicules gros porteurs à hauteur de 40.000 F Cfa par jour ; menace de rejet des bois transformés il y a quelques mois, par les partenaires, à cause de la dégradation de leur valeur car ils sont exposés aux intempéries ; la résiliation de tous les contrats avec les partenaires, ce qui provoquera à coup sûr le licenciement des ouvriers travaillant dans les usines. Soit, environ près de 2.000 Béninois ; retard dans le respect des engagements vis-à-vis des institutions bancaires avec ses conséquences ; etc. La liste des dégâts est bien longue. Déjà à bout de souffle car exacerbé par ce calvaire à n’en point finir, l’opérateur économique Dieudonné Gbèdjèkan et ses pairs tous membres de l’Association des prestataires de service export du Benin (Apse) ne savent plus à quel saint se vouer. Persécuté par le poids des lourdes conséquences engendrées par cette suspension et espérant la reprise prochaine de leurs activités, ils implorent la clémence du Président de la République Patrice Talon, pour sauver leur filière. « Depuis des semaines, nos ouvriers menacent de rentrer dans les rues de tous les quatre coins du pays, car la faim fait sa rage », a-t-il renchéri.

 Loth HOUSSOU

Matin Libre

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