Crise à l’Uac : le recteur Brice Sinsin inflexible, les étudiants résistent

Crise à l’Uac : le recteur Brice Sinsin inflexible, les étudiants résistent

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Le recteur (Photo) de l'Université d'Abomey-Calavi se veut ferme. Reçu dans l'émission "Eclairage" de Radio Bénin, le dimanche 7 août 2016, Brice Sinsin a rejeté toute hypothèse de lever les mesures prises dans la foulée de la crise née du blocage des examens à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). 21 étudiants ont été exclus et l'année académique a été déclarée invalidée à la Flash.

Pour Brice Sinsin, la décision d'invalider l'année académique, pour contrainte de calendrier, a été difficile à prendre, mais elle s'imposait :

"Nous n'organisons pas les années académiques pour les blanchir. C'est toujours la dernière décision que nous puissions imaginer. Ce n'est ni bon pour la renommée de notre université, ni bon pour les étudiants, les parents, pour le recteur (...)"

Le recteur de l'Uac assume sa décision, la justifie par le souci de ne pas accumuler des années académiques prolongées à l'infini.

L'invalidation décidée ne sera pas sans conséquences sur les inscriptions à la rentrée 2016-2017. Les effectifs pourraient exploser en première année des différents départements de la Flash. Le recteur explique qu'une commission se chargera de répartir dans les centres universitaires dédiés aux études de lettres, les nouveaux bacheliers désireux de s'inscrire dans les formations de la Faculté.

"Académiquement, il y a le temps"

Radio Bénin avait aussi donné la parole à un représentant des étudiants de la Faculté des lettres. Etou Kouto Daniel s'est insurgé contre les raisons de calendrier évoquées par les autorités de l'Uac pour invalider l'année académique. "Non, le Doyen sait qu'il y a le temps. Mathématiquement, il n'y a plus de temps mais académiquement, il y a le temps", a affirmé le président du Bureau d'union d'entité de la Flash. Il s'est dit étonné de la décision d'invalidation de l'année académique alors que des négociations avaient abouti à un système de rachat pour compenser la suppression de la session de rattrapage. "Il faut que le rectorat revoie sa copie", a-t-il souhaité.

Il faut ajouter que depuis le vendredi 5 août, les étudiants de l'Uac observent une grève générale alors que l'administration universitaire est est en congé. A la suite de l'Unstb et de la Cstb qui ont déclaré leur solidarité avec le mouvement des étudiants, c'est autour du Syndicat autonome de la recherche et de l'enseignement supérieur (Synares) de dénoncer les mesures prises par le rectorat dans la gestion de la crise à l'Uac. "Les mesures d'exclusion d'étudiants et de blanchiment de l'année à la Flash apparaissent nettement injustes et, dans tous les cas, disproportionnées. Les motifs avancés devraient faire frémir même les vrais terroristes", indique un communiqué publié par le secrétaire général du Synares, le professeur Fulgence Afouda.

Lire aussi > Crise à l'Uac : L'Unstb et la Cstb dénoncent l'exclusion d'étudiants

Vincent Agué


ORTB

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