Criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire écroué à Cotonou

Criminalité faunique : un trafiquant d’ivoire écroué à Cotonou

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La traque contre les trafiquants des espèces de la faune et de la flore se poursuit. Samedi dernier, un indélicat de ce commerce prohibé est tombé dans la nasse des forces de sécurité publique. A la veille de la commémoration de la journée mondiale de l’environnement, de telles pratiques confirment les appréhensions du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon qui s’indigne : « …L’heure est grave. Des éléphants sont massacrés pour leurs défenses… ».

C’est sous le thème : « Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage » qu’est placée la commémoration de la journée mondiale de l’environnement éd 2016. Cette situation concerne également les éléphants des parcs du Bénin. En effet, samedi dernier, veille de la commémoration de la journée mondiale de l’environnement éd 2016, un trafiquant est mis aux arrêts en possession de six pointes d’ivoire. Avec ces six défenses qu’ils s’apprêtaient à vendre à 6 millions de CFA environ, c’est donc trois (3) majestueux éléphants qui ont été massacrés. Cette arrestation a eu lieu dans un hôtel à Saint MICHEL en plein centre de la ville de Cotonou. Elle a été l’œuvre de la Police Judiciaire avec la collaboration du programme d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin).

Aux dires des spécialistes de la faune et de la flore c’est un fragrant délit qui expose les trafiquants à des peines d’emprisonnement au regard de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. En effet, l’article 153 de cette loi informe qu’est puni d’une amande de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. Cette même loi en son article 154 stipule qu’est puni d’une amande de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis.

Ce criminel faunique sera remis aux mains de la justice qui décidera de son sort. Et vu que la Journée Mondiale de l’environnement de cette année est célébrée sous le thème ’Tolérance zéro contre le commerce illégal de la vie sauvage’, la justice saura jouer sa partition. Si déjà le Secrétaire Général de l’ONU, ’exhorte les populations et les gouvernements des quatre coins du monde à vaincre l’indifférence, à lutter contre la cupidité et à préserver notre patrimoine naturel pour les générations présentes et futures’, il urge de sanctionner sévèrement ceux qui massacrent les animaux pour préserver les espèces fauniques.

Moudachirou SOUBEROU

Actu Bénin

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