Cour d’assises de Cotonou : Le criminel Stanislas Glonou recouvre sa liberté

Cour d’assises de Cotonou : Le criminel Stanislas Glonou recouvre sa liberté

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Stanilas Glonou est reconnu coupable de tentative d'assassinat ce mardi au palais de justice de Cotonou. Mais il a été mis en liberté. Condamné à 8 ans de travaux forcés, il était en détention depuis octobre 2008.

Accusé de tentative d'assassinat sur la personne de Mitrako Hounkpè, le sieur Stanislas Glonou a écopé de huit (08) ans de travaux forcés. Il comparaissait hier devant la Cour d'assises de Cotonou. La deuxième affaire de la session d'assises ouverte depuis le lundi dernier remonte à 2007. Dans la nuit du 13 au 14 décembre 2007, selon le résumé des faits présenté au début du procès, Stanislas Glonou prétendant que sa tante Sogbo Mensah Glonou a tenu des propos malveillants à son encontre, a donné des coups de fouet et gifles à sa fille Dédé Akpabli. Une fille qui lui aurait par ailleurs manqué de respect. Il a administré également des coups de fouet à Sogbo Mensah Glonou, à sa belle-sœur Tchotchovi Hounsougan et à sa petite fille prénommée Séra. Rentré de la ville, Hindossi Adadé Glonou a donné raison à son frère Stanislas Glonou. Les deux frères ont multiplié les gestes de provocation à l'encontre de leurs adversaires. Dédé Akpabli appela ses frères en renfort. Stanislas Glonou et Hindossi Adadé Glonou, eux, armés respectivement d'un fusil de fabrication artisanale et d'un coupe-coupe guettaient les nouveaux protagonistes.Mitrako Hounkpè alerté par les cris s'est rendu sur les lieux où avaient lieu les affrontements. Mais il sera traité comme un adversaire par Stanislas Glonou. Celui-ci a en effet tiré à bout portant sur MitrakoHounkpè. Il le blessa grièvement à la tempe gauche. Transporté à l'hôpital, il survivra à ses blessures.

Hier, le co-accusé Hindossi Adadé Glonou étant absent, le dossier a été disjoint. Son cas est renvoyé à une session ultérieure. Mais Stanislas Glonou, lui, n'a plus reconnu les faits comme relatés dans le résumé.

Il a déclaré avoir sorti un fusil. Il a par contre nié avoir pour intention de tuer dans la nuit du 13 au 14 décembre 2007. Il a également souligné que ses adversaires étaient armés de gourdin. A l'entendre, c'est lors de la bagarre qu'il a appuyé involontairement sur la gâchette. Le Ministère public, représenté par le magistrat Marie-Josée Patinvoh a montréque l'accusé faisait dans le mensonge. Selon lui, la volonté de tuer Stanislas Glonou est sans équivoque. Il a requis 15 ans de travaux forcés contre l'accusé pour tentative d'assassinat.De son côté, la défense demandera de requalifier les faits et de reconnaître plutôt coups et blessures involontaires comme infraction. Me Hervé Sounkpon a démontré que « ce qui est arrivé dans la nuit du 13 au 14 décembre 2007 relève du hasard». Il a invité la Cour à condamner son client à 7 ou 8 ans de travaux forcés, le temps déjà passé en détention. Les membres de la Cour rendront Stanislas Glonou coupable de tentative d'assassinat et le condamneront à 8 ans de travaux forcés. Conséquence : le criminel est remis en liberté.

A.S


Matin Libre

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