Contrôle réglage anti-pollution dans les garages : Un début d’affluence en attendant...

Contrôle réglage anti-pollution dans les garages : Un début d’affluence en attendant la répression

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La mise en œuvre des mesures coercitives contre la pollution par les moyens de transport connait un timide démarrage dans la ville de Cotonou. Au détour de quelques contrôles sporadiques, le constat est plutôt à un flux croissant des usagers dans les garages ayant reçu l’agrément à cet effet.

L’air souriant, Roland est satisfait d’avoir effectué le contrôle du taux de monoxyde de carbone (C0) de son engin. L’écran de l’analyseur de gaz affiche moins de 1% de C0. Les autres indicateurs tels que le gaz carbonique, l’hydroxyde de Carbone, le dioxygène ne sont pas alarmants. Il paye le garagiste et avoue pouvoir désormais rouler la tête sur les épaules. « Je peux brandir mon reçu à qui veut me contrôler. Après tout, ça participe à la protection de notre environnement et de notre santé. Donc, c’est une bonne initiative », a-t-il affirmé. Contrairement à Roland rencontré dans un garage à Jéricho, Gildas, un autre usager venu effectuer le contrôle à Gbéto, se retrouve déboussolé. Les indicateurs témoignent d’une pollution de l’air. Le monoxyde de Carbone donne 7,69% du volume au ralenti. Malgré le régalage, les normes ne sont pas atteintes. « On m’a dit que je dois faire quelques réparations. Le moteur est à reconditionner », a-t-il souligné, l’air dépité, mais convaincu que son engin a besoin d’une révision technique. « Peut-être que s’il n’y avait pas cette opération, je ne le saurais pas vraiment. Pourtant, ça ne dégage pas de fumée », ajoute-t-il.

Par peur de la répression
L’affluence est également perceptible dans la plupart des garages de concessionnaires ou ceux subventionnés par l’Etat. Par peur de se faire réprimer, les usagers affluent vers les sites retenus. Selon Célestin Ayatin, depuis l’annonce de l’opération. 31 véhicules motorisés sont déjà contrôlés entre le 8 octobre et le 09 novembre 2016 à son garage. « Les gens commencent par venir. Nous procédons au contrôle simple, nous faisons l’interprétation des résultats, puis nous donnons quelques conseils aux usagers », a-t-il laissé entendre. Quant à Sabi Biaou, secrétaire général du Syndicat des garagistes et automobilistes du Bénin (Syngap Auto Bénin), il dit avoir déjà fait Contrôler 50 véhicules dont trois pollueurs. « Il y a plus d’une décennie, Cotonou était presque invivable à cause des motos à deux temps et autres véhicules pollueurs. Mais plusieurs efforts ont été faits et aujourd’hui, qu’on décide d’une telle opération, c’est pour le bien de nous tous. Nous sommes exposés plusieurs maladies dues au gaz d’échappement dans la ville », a-t-il souligné. Sur le terrain, les tarifs sont de 1.000 et 2.000 francs Cfa pour les véhicules à deux ou trois roues selon le cylindre. Les propriétaires de véhicules à quatre roues et plus déboursent quant à eux 5.000 ou 6.000 francs Cfa. Pendant ce temps, nombreux sont les usagers qui attendent de faire le contrôle ; faute d’information, ou peu motivés.

Fulbert ADJIMEHOSSOU

aCotonou

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