Commune de Karimama : Le maire Moussa Bello sur une chaise éjectable

Commune de Karimama : Le maire Moussa Bello sur une chaise éjectable

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Le fauteuil du locataire de l’hôtel de ville de Karimama dans le département de l’Alibori tangue. C’est ce qu’il convient de retenir des derniers développements en cours au niveau de la commune. Certains conseillers communaux ne parlent plus le même langage que le maire Moussa Bello. Ils sont réunis dans ce qu’ils appellent le collectif des conseillers contestataires de la gestion des affaires de la commune de Karimama par le Maire.

Les conseillers sont décidés en découdre avec le maire, et pour atteindre leur objectif, ils ont adressé une lettre de demande de vote de défiance au maire Moussa Bello avec ampliation au préfet des départements du Borgou-Alibori et au ministre de la décentralisation. Les conseillers contestataires reprochent un certain nombre de choses au maire Moussa Bello. Les griefs sont en dix-sept points :

1-Gestion solitaire des affaires de la commune sans associer ni consulter le Conseil Communal :
Prise d’actes pour nommer des délégués dans certaines localités au mépris des textes et lois sur la décentration; confiscation de la gestion du marché à bétail de Mamassy-Peulh; refus d’installer les chefs de certains villages ou quartiers de ville (Mamassy-Peulh, Mamassy-Gourma, Bogo-Bogo, Banikani, Garbékoara, Goroubéri et Kargui) pour des raisons politiques.

2-Voyage sans autorisation préalable ni du Conseil Communal encore moins du Préfet ;

3-Mauvaise gestion des lampadaires solaires ;

4-Concentration des réalisations de la Commune dans Bello-tounga (village du Maire) ;
Aménagement de la piste qui quitte la voie principale pour Bello-tounga; construction d’un module de trois classes plus bureau et magasin à Bello-tounga; construction d’un centre de santé à Bello-tounga ;construction d’un embacardaire débarcadère à Bello-tounga; réalisation d’un forage équipé de pompe à motricité humaine à Bello-tounga ; aménagement de la marre Férie à Bello-tounga ; réalisation d’une retenue d’eau avec espace vert à Bello-tounga; implantation de dix (10) lampadaires à Bello-tounga ; attribution de marché pour la construction d’un magasin de stockage de produits halieutiques à Bello-tounga; attribution de marché pour la réalisation d’un mini-poste d’eau autonome à Bello-tounga ;

5-Politisation à outrance de l’administration communale qui entrave le bon fonctionnement de l’administration ;

6-Refus de participer en personne aux ateliers et à d’autres réunions importantes des Maires ;

7-Refus de recevoir des délégations officielles de l’administration centrale et des partenaires techniques et financiers ;

8-Refus de rencontrer le personnel de l’administration communale depuis son installation ;

9-Refus de donner délégation aux deux (02) adjoins malgré son absence freinant le bon fonctionnement de l’administration communale ;

10-Transfert à sa résidence privée des audiences et autres affaires qui doivent se régler au bureau ;

11-Affectation des biens meubles et immeubles de la commune à des parents et amis politiques sans l’avis du conseil communal et ceux au détriment de l’article 116 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin qui stipule que : « le Conseil Communal délibère sur la gestion des biens et opérations immobilières à effectuer par la Commune ».

12-Détournement des fonds et dons destinés aux sinistrés lors des récentes inondations ;

13-Détournement des fonds destinés à l’organisation des fêtes de premier Août, de la journée de l’arbre et de la foire artisanale ;

14-Remise en cause de toutes décisions prises par ses adjoints même lorsqu’ils agissent en vertu de l’article 59 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin qui stipule que :  « En cas d’absence ou d’empêchement, le Maire est suppléé dans ses fonctions par les adjoints suivant leur rang ».

15-Perception directe des fonds issus du fonctionnement AEV et du pacage des animaux.

16-Perception de toutes les indemnités que la loi lui confère (frais de mission, carburant, entretien du véhicule et autres) tandis que les autres conseillers depuis janvier n’ont encore rien perçu ;

17-Refus de rendre fonctionnel l’AEV de Birni-Lafia en confisquant les clés malgré l’insistance de la tutelle pour des raisons politiques au détriment de l’article 142 alinéas 1 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin.

Aux dernières nouvelles, on apprend que deux des huit conseillers contestataires se seraient rétractés, donc se sont désolidarisés des autres. Même dans le cas où, ce désistement se confirmait, le maire Moussa Bello doit toujours craindre pour son fauteuil.

Max Codjo ( Br Borgou Alibori)

Matin Libre

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