Cherté des fruits en période de Carême:Mévente ou aubaine pour les marchands...

Cherté des fruits en période de Carême:Mévente ou aubaine pour les marchands de fruits

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Le carême musulman, est bien souvent une période au cours duquel l’on observe la flambée du coût des produits fruitiers. Ceci est sans doute dû au fait que les fidèles musulmans en carême consomment quotidiennement des fruits pour la rupture du jeûne. Mais la hausse des prix est-elle de l’opportunisme de la part des marchands de fruits pour s’en mettre plein les poches ?

L’un des corolaires du carême musulman, c’est la cherté des fruits. Détaillants et grossistes sont alors très sollicités. Et comme pour se conformer à la coutume commerciale consacrée : « Plus la demande du produit est forte, plus sa valeur marchande augmente », les prix des produits fruitiers connaissent une hausse considérable pendant le carême musulman. « Dès que la période de carême approche, les prix des fruits haussent effectivement. Et ce n’est pas un caprice pour nous marchandes de fruits. La hausse provient déjà des boutiques dans lesquelles je m’approvisionne. Alors, j’agis à mon tour sur la quantité et le prix pour que cela me profite aussi », confie Martine Oké, vendeuse d’agrumes importés installée au quartier Cadjèhoun. Une marchande de fruits du même quartier, Dame Chantale, qui s’approvisionne plutôt au marché précise : « Nous ne sommes pas à la base de la hausse des prix de fruits. Ce sont nos fournisseurs du marché qui augmentent les prix. Et nous ne faisons qu’adapter nos prix de vente à nos prix d’achat ». Au marché de Gbégamey, les semi-grossistes à leur tour, désignent leurs fournisseurs comme les responsables de la flambée : « Il est vrai qu’en période de carême, nous augmentons les prix des fruits. Mais ce sont nos fournisseurs, convoyeurs transfrontaliers de produits fruitiers qui nous les vendent plus chers », affirme Dame Sakpata, vendeuse de fruits de toutes variétés. On pourrait bien se demander si nonobstant la hausse des prix, les marchands de fruits arrivent à écouler leurs produits. Dame Sakpata du marché Gbégamey y répond : « Nous arrivons à vendre malgré la cherté. Ce n’est pas toujours facile, mais je fais quand même des bénéfices ». Mais la chose semble ne pas être évidente : « Pendant le carême, la vente des produits fruitiers est intéressante, mais ce n’est pas du tout facile de vendre notre marchandise. Ceux qui ne sont pas en carême sont souvent exaspérés et achètent très peu. Même les musulmans, parfois, préfèrent marchander. Ce qui, bien-sûr, amoindrit nos chances de vendre », nuance Dame Martine Oke de Cadjèhoun.

A.A (Stag)

Actu Bénin

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