Bénin : notre justice mérite plus de justice !

Bénin : notre justice mérite plus de justice !

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Un mois après son investiture, le président patrice Talon a installé le O6  Mai 2016, une commission technique d’une trentaine de personnalités pour faire des propositions en vue des réformes institutionnelles et politiques nécessaire pour relancer notre marche démocratique qui connait depuis une décennie une sorte d’essoufflement.

Cependant, en dépit de la qualité des textes qui sortiront de cette commission faite d’une bonne frange de ce que notre pays a comme intelligence, la mise en œuvre et l’efficacité d’application dépendent largement de la volonté de ceux qui nous gouvernent.

En effet, nous avons l’habitude d’entendre des acteurs sociopolitiques  que le Bénin n’a pas un problème de texte mais un problème de respect des lois que nous nous sommes librement imposés. Et si on fait par exemple une relecture des dix dernières années, on se rend compte aisément que l’institution chargée de faire respecter les textes de la république est celle-là même qui les viole le plus.

Dans cette condition, on se pose la question de savoir à quoi sert donc pour la république de se doter d’une institution chargée de légiférer si les décisions issues des tribunaux ne peuvent pas faire objet d’exécution parce que  l’institution chargée de les faire respecter refuse d’assumer sa responsabilité.

Il est en effet regrettable le traitement qui est fait à notre justice depuis le régime dit de changement où l’exécutif en arrive même à faire  «  avaler » à la justice sa décision. C’est le moins qu’on puisse dire quand publiquement, le chef de l’état d’alors  affirme que la décision de la justice dans l’affaire liant le groupe Pétrolin et le groupe Bolloré  ne sera point exécutée.

De même, le tribunal de première instance de Porto Novo a été également obligée de se dédire sur une décision interdisant la tenue d’une assemblée générale élective au sein de la fédération béninoise de football. Par ailleurs, le spectacle du vendredi dernier ayant abouti à l’élection d’Anjorin Moucharaf à la tête de la FBF alors qu’il y a une décision de justice en cours interdisant la tenue de cette assemblée élective constituent des actes attentatoires à la démocratie d’autant plus que la justice dans un état est le dernier rempart et l’exécutif à la responsabilité régalienne de veiller au respect des décisions de justice.

Il importe donc de faire plus justice à la justice de notre pays en faisant en sorte que les réformes en cours la rendent non seulement plus indépendante mais également  surtout lui permettent de faire respecter les décisions qu’elle prend dans l’application du droit. D’autant plus que l’indépendance de rendre justice ne suffit  pas si l’exécution des décisions de justice pose souvent problème comme c’est  le cas sous le régime défunt.

En tout état de cause, il importe pour préserver la dignité de la justice de notre pays ainsi que la crédibilité de notre démocratie d’élever le refus d’exécution  de décision de justice au rang de parjure qui de facto entraine le déclenchement de la procédure de destitution du chef de l’exécutif qui se serait donné cette liberté. C’est seulement à ce prix que les lois de la république ne feront point objet de mépris de la part des dirigeants et que les réformes en coure rassurerait le commun des béninois qui s’interroge sur  l’efficacité de ces reformes sans un travail sur l’homme chargé de les appliquer.

 

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  1. texte vide, je dirai même très vide… vous voulez nous narrer une histoire récente et vous allez raconter des histoires de l’antiquité, plus vaste que ce que vous voulez nous dire dans votre titre. pendant que vous appelez aisément les noms des gens qui ne sont que concernés dans le passé, vous vous taisez sur ceux qui sont concernés dans la présente histoire, objet de votre titre. écrivez conformément à vos titres svp.

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