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Bénin: les réticences de l’He Dègla sur la loi sur les sachets plastiques non bio dégradables

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Les parlementaires tiennent depuis hier Mardi 27 Juin 2017 un séminaire parlementaire à l’Hôtel « JECO » de Dassa-Zoumè sur les impacts socio-sanitaire, économique et environnemental de l’utilisation des sachets plastiques non bio dégradables.

Si la majorité des députés présents à ce séminaire parlementaire ont perçu l’importance pour l’environnement d’une telle disposition juridique après les exposés des deux experts, l’He Benoît Dègla invite néanmoins ses collègues à tenir compte des expériences autour de notre pays dans la prise de cette disposition juridique.

L’élu des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) fonde son raisonnement sur le fait que la plupart des pays qui se sont engagés sur cette voie ont rencontré des difficultés. A l’en croire, l’état des lieux dans ce domaine ne suffit pas  pour se lancer dans ce projet; il faut aussi intégrer dans les données l’expériences des pays de la sous région qui ont expérimenter la chose avant nous. Lire ci)dessous l’intégralité de son développement.

Déclaration de l’He Benoît Dègla à Dassa-Zoumè:

« Nous avons suivi les communications. Il s’agit d’un sujet qui ne peut laisser personne indifférent. Nous avons vu aussi les images. Et lorsqu’on parcourt notre pays, nos villes, on se rend compte à quel point est-ce que ces sachets détruisent notre environnement et constitue un danger pour notre société et notre santé. Pour une première fois, peut-être que nous allons prendre l’exemple sur les autres pays, et mieux faire. Je crois que c’est ce qui explique le fait que les communicateurs aient fait référence à d’autres pays qui ont initié la loi avant nous. Mais seulement, il ne s’agit pas de convaincre de la motivation qui a amené ces pays là à interdire, du moins à avoir des lois interdisant l’utilisation des sachets plastiques non dégradables.

En se référant à ces différents pays, on devrait pouvoir nous dire où est-ce que nous en sommes aujourd’hui ? On a parlé d’un certain nombre de pays, le Rwanda en 2008, le Gabon, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina-Faso, le Mali depuis 2012 et la loi a été reprise en 2014, mais elle est toujours en veilleuse, au Gabon et au Cameroun, et au Burkina Faso, on s’est très bien que c’est une remise en cause totale de cette loi. Ce à quoi font face aujourd’hui, le gouvernement de ces pays tout simplement parce que des erreurs ont été commises.

Donc nous devons chercher à comprendre cela a échoué dans ces pays ? Il y a un seul pays qui a réussi et c’est le Rwanda. Vous savez aujourd’hui même en France, le décret qui devrait interdire l’utilisation des sachets à usage unique donc dégradable au bout de 18 mois, et qui a été pris en 2014 et n’est rentré en vigueur qu’en 2016.

Cela veut dire qu’il y a un problème par rapport aux sachets plastiques. Cela veut dire aussi qu’il y a un problème sociologique qu’il faut régler. Ça veut dire aussi qu’il faut tenir compte de nos populations. Et malheureusement ces communications ne sous ont pas renseigné sur le fait que nus allons faire mieux que ces pays qui ont échoué. Au Mali, la loi a été votée depuis 2012 et à la date d’aujourd’hui, ce n’est pas encore en application à cause des réalités qu’on connait. Nous devons rechercher la cause de la non application de cette loi dans ces pays là. …. Vous savez, il y a des pays qui ont choisi d’être flexibles dans l’application de la loi.

De plus, il y a le problème de gestion de ces déchets là. Mais avant, si nous voulons participer à cette lutte là contre les sachets plastiques, il nous faut une phase. La loi sera votée mais il nous faut une période de transition et pendant ce temps, tout doit être mis en œuvre pour que les utilisateurs abandonnent eux-mêmes ces sachets biodégradables.

J’ai entendu dans les communications que des entreprises sont entrain de courir aux portes du ministère, mais non ! Pourquoi elles se bousculent ? L’Etat se doit d’accorder des facilités à ceux là qui veulent s’investir dans ce secteur pour la fabrication de produits de substitution. Autre chose, il faut que nos techniciens nous proposent quelque chose, pas pour que des gens viennent pour produire les sachets biodégradables 18 mois après, et que ces sachets se retrouvent dans la rue après.

Il nous faut un vrai programme en matière de gestion de ces déchets là. Et une politique d’accompagnement de tous ceux là qui seront intéressés par ce secteur. Il nous faut surtout la sensibilisation avant la phase de répression. »

 

Bénin: les réticences de l’He Dègla sur la loi sur les sachets plastiques non bio dégradables


Source : Beninwebtv

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