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Avec l’avènement du gouvernement de la rupture:Plaidoyer pour la prise en compte des droits des enfants

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La question du droit des enfants a été depuis lors le dernier souci des régimes successifs. En dépit des plaidoyers des organisations de la société civile, la situation des enfants n’émeut guère les décideurs. Avec le régime de la rupture ainsi que la nomination d’un défenseur acharné des droits de l’homme à la tête de la justice, il semble que les cris et les pleurs des enfants esclaves des temps modernes seront entendus.

On semble minimiser le sort des enfants, mais la réalité préoccupe à plus d’un titre tout de même. L’état des lieux provoque la désolation. Les statistiques font frémir. Pour le Coordonnateur du comité de liaison des organisations sociales de défense des droits de l’Enfant (Close), Norbert Fanou-Ako, les enfants sont victimes de violences dans la plus grande impunité. Une fille sur 10 est mariée avant l’âge de 15 ans et trois filles sur 10 mariées avant l’âge de 18 ans. Près d’un demi-million d’enfants âgés de 10 à 17 ans sont hors de l’école, environ 7 enfants de 11 ans sur 10 terminent le cycle primaire et moins de 7 enfants de 12 à 15 ans sur 10 sont scolarisés au premier cycle de l’enseignement secondaire. L’errance des enfants dans les rues à la recherche désespérément de leur pitance constitue également un autre phénomène observé dans l’indifférence totale. Pourtant, la constitution du 11 décembre 1990 ainsi que les nombreux traités ratifiés par le Bénin protègent et consacrent ce droit inaliénable. Au nombre des textes ratifiés par le Bénin, il y a entre autres la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, la convention relative aux droits de l’enfant, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention contre la torture et autres traitements et peines cruels, inhumains et dégradants, la Convention relative aux droits civils et politiques, le Protocole facultatif se rapportant à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant concernant l’implication des enfants dans les conflits armés, le Protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente, la prostitution d’enfants et la pornographie mettant en scène les enfants. L’arsenal juridique séduit, mais l’application a été jusque-là un vœu pieux. Pendant combien de temps ces êtres sans armes doivent-ils encore attendre ? Jusqu’à quand peuvent-ils espérer s’échapper du joug de leur bourreau qui, réfugiés dans la tradition ou dans des considérations sociologiques, brisent à jamais leur rêve de goûter aux délices de l’instruction et de l’accomplissement de soi ?

Le Bénin toujours à la traine

Les régimes successifs ont si tant méprisé la situation des enfants au point même de banaliser la production des rapports en la matière. Au cours de sa sortie à Bénin Royal Hôtel en 2015, l’Union des coalitions ouest africaines (Ucoa) a interpellé le gouvernement sur l’impérieuse nécessité pour le Bénin de produire son rapport initial, attendu depuis 2001, au Comité africain des droits de l’enfant de l’Union africaine (UA). Selon les dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ratifiée par le Bénin en 1997, souligne le président de l’Ucoa, Sidikou Moussa, un rapport initial doit être produit deux ans après l’année de la ratification. Aussi, à partir du 29 novembre 2001, le Bénin avait l’obligation de produire, tous les trois ans, des rapports périodiques. Le Bénin n’a pas pu se mettre en règle par rapport à ces exigences internationales et s’illustre au rang des 5 pays de la Cedeao encore à la traine par rapport à cette exigence.

Hospice Alladayè


 

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