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Amnesty International Bénin: Plaidoyer en faveur des 14 condamnés à mort de la prison de Missérété

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Le droit à la vie est un droit sacré protégé par la charte africaine des droits de l’homme, la constitution béninoise et même les livres sacrés. La communauté internationale soucieuse de faire respecter ce droit à toute la population mondiale a institué la journée mondiale contre la peine de mort, célébrée chaque 10 octobre. Cette année encore, le Bénin célèbrera cette journée pendant que des condamnés à mort sont en attente dans les murs de certaines prisons sur son territoire. Une situation qui amène Fidèle Kikan, Directeur d’Amnesty International Bénin à reconnaître l’application de ce droit au Bénin, mais en déplore quelques insuffisances.

« Terrorisme ». C’est le thème retenu cette année par la communauté internationale dans le cadre de la commémoration de la 14ème journée mondiale contre la peine de mort. Le choix de ce thème selon le Directeur d’Amnesty Bénin, Fidèle Kikan, repose sur la persistance de certains pays à pratiquer la peine de mort. Cela permet de montrer aux dirigeants de ces pays qu’en exécutant des individus, ils ne sont pas loin des terroristes. Les statistiques sont étonnantes. 1.634 personnes ont été exécutées au cours de l’année 2015. Soit une hausse de plus de 50% par rapport à 2014 selon les statistiques de l’organisme de lutte pour le respect des droits de l’homme. Une situation qui interpelle la communauté internationale.

La peine de mort est selon les normes d’Amnesty international, toute situation judiciaire ou extrajudiciaire dont le but premier est d’enlever la vie à un être humain. C’est-à-dire toute considération juridique permettant d’ôter par pendaison, injection ou exécution sous pelletons, la vie à une personne reconnue coupable d’un crime de sang, la vindicte populaire ou les différentes sortes de tortures qui aboutissent à la mort. Parlant du Bénin, Fidèle Kikan a fait savoir que ce pays a ratifié le deuxième protocole facultatif du pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.

Mais malgré son entrée en vigueur en 2012, on compte encore sur le sol béninois, 14 condamnés à mort qui attendent leur sentence dans les murs de la prison de Missérété. Le Directeur d’Amnesty international Bénin a rappelé que la mission première de son organisme est de lutter pour le respect des droits humains. Aussi, la charte africaine dit en son article 6-1 que " le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie". Et la constitution béninoise à également consacré ses articles 8 et 15 au droit à la vie. Ainsi, Fidèle Kikan, Directeur d’Amnesty international Bénin invite les autorités béninoises à franchir les deux étapes restantes pour accéder à une abolition totale de la peine capitale afin de sauver la vie de ces condamnés. Il s’agit de la mise à jour du code pénal relativement à la peine de mort déjà sur la table des élus de la nation, et la commutation de peine pour les condamnés à mort sur le sol béninois. Il faut préciser que les manifestations officielles entrant dans le cadre de la célébration de la 14ème journée mondiale contre la peine de mort sont prévues pour ce jour au siège d’Amnesty international Bénin à Cotonou.

Par : Amir Nabil

aCotonou

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