Alternance à la tête des centrales et confédérations syndicales : Et si...

Alternance à la tête des centrales et confédérations syndicales : Et si les Sg Lokossou, Todjinou, Chadaré, Iko se comportaient en modèles !

1
PARTAGER

Le monde syndical béninois a été marquée ces dernières années par des visages tels que Pascal Todjinou de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Noel Chadaré de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Dieudonné Lokossou de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) et Paul EssèIko de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) ou encore Emmanuel Zounon de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). Outre leur lutte pour la préservation des intérêts des partenaires sociaux, ces bouillants syndicalistes ne se lassent point de militer pour une alternance à la tête de l’Etat, des structures, organisations surtout pour le respect des textes. Chose curieuse, la plupart de ces secrétaires généraux ont fini leur mandat depuis des mois et aucun présage de leur départ ou des élections jusque-là. Et si ceux qui appellent à être des modèles pouvaient en faire autant, le monde syndical en sortira grandi…

Réélu le 17 décembre 2011 sur fond de contestations pour vice de procédure et pour un mandat de quatre (04) ans, Dieudonné Lokossou est en fin de mandat depuis décembre 2015. Et il le reconnait si bien d’ailleurs quand il affirme ce qui suit : « Yayi m’a demandé quand est-ce que je vais partir et je lui ai répondu que j’attends que lui, il parte ». Plus de quatre mois après la fin de son mandat, rien ne semble annoncer le renouvellement du bureau exécutif de la Csa-Bénin, présidé par le Sg Lokossou. La violation des textes statutaires de la Confédération s’observe dans une totale indifférence. Comme si cela devenait monnaie courante à la Csa-Bénin. De même, les deux secrétaires de la centrale viennent tous du même secteur, contrairement aux recommandations des textes stipulant que lorsque le secrétaire général vient du privé, son adjoint vient du public. Qui alors pour réclamer le départ de Dieudonné Lokossou ? Lorsqu’on sait que ces secrétaires généraux n’ont jamais gardé le bec dans l’eau quand il faut réclamer la tête ou le départ d’une autorité cherchant à s’accrocher ou dont le nom est cité dans un scandale. Il est peut-être temps qu’ils partent aussi, ces bouillants syndicalistes.

Essè Iko, tonitruant mais n’est pas un exemple…

Considéré comme l’un des plus tapageurs des secrétaires généraux des centrales, Paul Essè Iko n’est visiblement pas aussi un modèle en matière de respect des textes. Menant parfois seul avec sa troupe, des luttes pour la préservation des intérêts des travailleurs, le syndicaliste se brouille régulièrement avec ces camarades de la Cgtb, Csa-Bénin, Cosi-Bénin qu’il traite d’ailleurs de « vendeurs de grève » ou « briseurs de grève ». Porté à la tête de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) le samedi, 13 octobre 2013 suite à la démission du Sg Gaston Azoua, Paul Essè Iko est en fin de mandat depuis juin 2015. Car, étant choisi à la faveur d’un Congrès extraordinaire pour la poursuite du mandat en cours. Kassa Mampo Nagnini Gilbert fut élu secrétaire général adjoint de la Cstb. Bientôt un an que l’homme qui prône le respect des textes, semble s’accrocher aux affaires. Ici aussi, aucun signe annonciateur des élections devant conduire au renouvellement du bureau exécutif confédéral. Alors on se demande qui peut bien être vu comme modèle dans cette République.

Chadaré et Todjinou dans la même barque…      

Elu en janvier 2012 à l’issue d’un bras de fer qui l’a opposé au secrétaire général adjoint sortant, Martin Bakary,  Noël Chadaré de la Cosi-Bénin disposait de quatre années pour conduire les destinées de la centrale syndicale. Même si à ce niveau, l’on peut expliquer le retard des élections par la période électorale tellement mouvementée au Bénin. Il fallait donc pour ces partenaires sociaux, veiller au respect des textes en dénonçant toute tentative de fraude et actes attentatoires à la paix.  Depuis près d’une décennie, Pascal Todjinou reste le commandant de bord de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb). Chose curieuse, la réélection de ce dernier avait également fait l’objet de contestations. Des fraudes électorales sont également dénoncées par ici. Il est primordial aujourd’hui que les secrétaires généraux se conforment aux textes qui régissent les différentes confédérations syndicales en permettant à d’autres de faire leur preuve et en organisant les élections transparentes et crédibles. Quand partiront Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Noel Chadaré et Paul Essè Iko ? La question reste toute posée.

Aziz BADAROU

Matin Libre

Commentaires

commentaires

Commentaires

commentaires

1 COMMENTAIRE

  1. sui d’accord avec vs mais on ne change pa une equipe ki gagne!!!! crs vieux l tiennent tjrs.courage a vs chers sg.

LAISSER UN COMMENTAIRE