Altercation entre transhumants et producteur à Zogbodomè:Deux blessés graves à Kpokissa

Altercation entre transhumants et producteur à Zogbodomè:Deux blessés graves à Kpokissa

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Pour une énième fois, la localité de Kpokissa, dans la Commune de Zogbodomè, a été encore victime des comportements maladroits des éleveurs transhumants. Le dimanche 13 mars 2016, ce village a failli perdre deux de ses fils dans une altercation qui les a opposés à un éleveur qui était à la recherche de pâturage dans leur champ.

En effet, d’après les informations recueillies sur les lieux du drame, dame Joséphine Attinkon, la soixantaine environ, accompagnée de son fils Boniface Attinkon, la trentaine, étaient en pleine activité champêtre quand ils ont été interpelés par un éleveur transhumant qui faisait paître son bétail non loin d’eux sur l’abattage sauvage de bœufs qui avaient eu lieu dans la zone. N’ayant pas assez d’informations sur le sujet de l’interpellation, puisque ne comprenant pas correctement le yoruba, la langue du visiteur indélicat, la dame et son fils se sont sauvés parce qu’ils ont vu un danger venir. Dans leur fuite, ils se sont réfugiés sous une paillote croyant se mettre à l’abri des représailles de leur bourreau. Mais erreur ! Dans cette course-poursuite, l’éleveur transhumant n’a trouvé d’autres moyens que de mettre le feu à leur gîte. Ceci, dans le vil dessein de massacrer sa proie. Suffoqués par la fumée, les fugitifs ont détalé et le bouvier transhumant a tiré à bout portant sur eux. A en croire les explications d’Emmanuel Koïn, point focal catastrophe de la Commune de Zogbodomè, Dame Joséphine Attinkon et son fils sont atteints par balles. Conduits aussitôt à l’hôpital de zone de Covè, ils sont placés sous surveillance médicale avec des soins intensifs. Selon le médecin traitant, le cas de Boniface Attinkon est critique. Affligé et consterné par ce drame, le maire David Zinsou Towèdjè a convoqué une réunion d’urgence des membres du comité communal en charge de la transhumance. A cette rencontre extraordinaire, le maire a déploré et condamné avec véhémence cette barbarie orchestrée chaque année sur son territoire par les transhumants. Après avoir appelé les parents des victimes et les citoyens de Kpokissa au calme et à la sérénité, il leur a réitéré son engagement de trouver une issue favorable à la transhumance qui constitue, dit-il, un os dans la gorge des élus locaux, des producteurs et des éleveurs mais aussi une source d’insécurité pour les populations.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)

Actu Bénin

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