Akpakpa/ Affaire 52 hectares de parcelle revendiquée par les héritiers de feu...

Akpakpa/ Affaire 52 hectares de parcelle revendiquée par les héritiers de feu Agbigbi Botchou : Les autochtones et propriétaires terriens s’opposent à une « machination »

0
PARTAGER

Akpakpa, mardi 28 juin 2016, c’est une affaire domaniale pendante  devant la justice, qui a provoqué la sortie médiatique des sages Xwla, Sêto, autochtones et propriétaires terriens des quartiers Agbato, Yénawa, Kowegbo, Suru-Léré et Avotrou. Ceux-ci sont montés au créneau pour désavouer les héritiers de feu Agbigbi Houssou Botchou qui revendiquent,dans ladite affaire (Add N°008/2012/2CB du 21 Août 2012 et N°11/2013/2CB du 14/02/2013), un domaine de 52 hectares.

Selon le Secrétaire général des sages autochtones, Xwla et Sêto, Benoît Houessou, « ces enfants ne connaissent pas leur histoire et leurs limites » dans cette supposée affaire domaniale. « Ils sont en train de nous honnir. Ils sont rentrés dans le domaine des autres propriétaires terriens, et c’est triste », a-t-il laissé entendre. Au cours de la déclaration de presse, ces autochtones et propriétaires terriens ont clamé haut et fort ne pas s’associer à ce qu’ils qualifient de « machination » qui jette, selon eux, du discrédit sur toute la collectivité. A ce titre, ils ont tenu à rassurer les acquéreurs des cinq quartiers concernés : « Au nom de Dieu le miséricordieux et des mânes de nos ancêtres, nous demandons aux populations de Yénawa, Kowegbo, Suru-Léré et Avotrou et exhortons surtout nos frères et sœurs qui ont des parcelles dans cette zone à prendre patience et courage ; nous sommes derrière eux. Nous n’allons pas accepter que les parcelles que nos oncles, tantes, grands frères, grandes sœurs ont vendues depuis plus de 50, 40, 30 et 20 ans soient mises en cause après 32 ans de lotissement. ». Pour la circonstance, le porte-parole Benoît Houessou a été appuyé dans ses propos par plusieurs autres sages dont des anciens délégués d’Avotrou, Yénawa et certains proches du feu Agbigbi Houssou Botchou qui étaient en amont du lotissement dans cette partie de la ville de Cotonou.

Le devoir de mémoire des sages

« (…) Le 1er chef de village de Yenawa est Gousanou. Le 2ème chef de village est Agbigbi, fils de Gousanou. Le 3ème chef village de Yénawa est Bochou, fils d’Agbigbi et a gouverné jusqu’en 1973. Il a passé le témoin à son premier secrétaire, le feu Houessou Sourou Jacob en 1973 et est décédé le 3 mars 1978 dans sa 75ème année. L’un des enfants qui a vu la convention dans la malle de son papa avait 9 ans pour être né le 4 novembre 1969 à Yénawa. Les états des lieux ont démarré en 1984 et c’est son grand-frère, feu Agbigbi Mimontoun Joseph, qui était le responsable à l’infrastructure pour le lotissement comme fils du terroir. Les résultats des travaux ont été affichés au district en son temps pendant 11 mois, et le lotissement est fait en 1988. Pendant ce temps, le feu Mimontoun Joseph, deuxième garçon de Agbigbi Bochou, président de la Commission infrastructure n’avait pas vu la convention de son papa au fonds de la malle et ne s’était pas plaint. De l’état des lieux jusqu’au lotissement, les propriétaires terriens d’Agbato, Yénawa, Kowegbo, Suru-Léré jusqu’à Avotrou étaient chacun sur la limite de leurs terrains (parcelles), et personne se s’est plaint à la Sogim. C’est en 2006 que les enfants et petits fils de Agbigbi se sont soulevés pour revendiquer la propriété de leur papa Bouchou. (…) Les experts géomètres qui avaient travaillé sont vivants. (…) Les autochtones et propriétaires terriens d’Agbato sont vivants et peuvent témoigner. (…) Les oncles et tantes des revendicateurs des 52ha sont vivants. (…) L’ancien délégué de Yénawa est vivant et c’est en son temps que le lotissement a été fait. Il a gouverné de 1982 à 1992. L’ancien délégué d’Avotrou est vivant, c’est en son temps que le lotissement a été fait. Il a gouverné de 1975 à 1990. Tous ceux là peuvent nous éclairer en attendant l’ancien maire, le sieur Dossou Bruno qui détient tous les documents », a rappelé le Sg des Xwla et Séto pour étayer les différents propos.

M.M


Matin Libre

Commentaires

commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE