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Agriculture : Cotonou abrite un Atelier sur la détermination des alternatives potentielles aux pesticides chimiques conventionnels

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A l’initiative de l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA), un Atelier sur la détermination des alternatives potentielles aux pesticides chimiques conventionnels s’est ouvert ce mardi dans la capitale béninoise Cotonou.

« L’objectif de cet Atelier, qui réunit les experts du monde agricole, est de trouver des solutions alternative et viables aux pesticides extrêmement dangereux. Durant les trois jours que va durer l’Atelier, les experts vont coordonner leur point de vue afin de dégager des solutions dans le cadre d’une approche intégrée de la gestion des cultures et des ravageurs.

Le Benin, pays où le secteur agricole est fortement tributaire de pesticides chimiques conventionnels pour la lutte contre les ravageurs et les maladies des cultures, compte au total 23 institutions nationales et internationales concernées par cette thématique.

La FAO s’est engagée à apporter son appui technique au Bénin, en vue d’éliminer les stocks résiduels de pesticides obsolètes présents sur le territoire, de renforcer les capacités nationales pour une gestion rationnelle et une utilisation raisonnée de ces produits, et de promouvoir l’application de méthodes alternatives en lieu et place des produits chimiques.

L’Institut international d’agriculture tropicale, (IITA) a développé une grande expertise dans le domaine des méthodes alternatives de protection des plantes. Cette station de l’IITA est connue et reconnue à travers le monde entier pour les importants travaux de recherche qui y ont été menés en matière de lutte biologique. Et les nombreux acquis scientifiques et techniques qui en ont résulté constituent des solutions potentielles pour remplacer les produits chimiques dont l’utilisation peut s’avérer dangereuse pour la santé humaine et l’environnement.
Pour le représentant de la FAO au Bénin, le Docteur Yo Tiémoko, « il est tant pour que les résultats obtenus par l’IITA et d’autres instituts de recherche face objet de grande diffusion et d’utilisation à grande échelle ». L’atelier qui démarre ce jour ci, veut trouver les solutions à ces goulots d’étranglement qui ont freiné pendant trop longtemps la diffusion et l’utilisation de ces nouvelles méthodes de protection des plantes.
Les réflexions qui vont être menées par les experts venus de diverses institutions nationales et internationales vont permettre de dresser l’inventaire des produits et méthodes alternatives disponibles, définir les modalités pour tester leur faisabilité technique et économique au niveau paysan et leur homologation, et de définir les stratégies pour promouvoir leur diffusion et utilisation à large échelle, notamment à travers les champs écoles paysans.
Après cette étape, il s’agira de mettre à la disposition des producteurs agricoles des solutions innovantes et efficaces, moins coûteuses et plus adaptées aux exigences d’une agriculture durable.

Didier Assogba

aCotonou

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