Affaire cocaïne:Face à face Ajavon-Procureur de la République !

Affaire cocaïne:Face à face Ajavon-Procureur de la République !

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Enfin ! Le moment tant attendu est venu pour connaître le sort que la justice réservera à Sébastien Ajavon, qui après huit jours de garde à vue, sera écouté ce vendredi 4 novembre par le Procureur de la République près le Tribunal de première instance, de première classe de Cotonou. Le Parquet décidera de sa relaxe ou de son emprisonnement. Le roi de la volaille est accusé de trafic de cocaïne, dont 17 kg ont été retrouvés dans un conteneur destiné à la société Cajaf Comon. Le mis en cause s’en défend et évoque un complot au sommet de l’Etat.
Ira-t-il ou n’ira-t-il pas en prison ? Sera-t-il libéré ou pas ? Beaucoup d’interrogations sur les lèvres au sujet de Sébastien Ajavon, qui depuis une semaine jour pour jour est en garde à vue à la brigade territoriale de la gendarmerie de Cotonou. Le roi de la volaille et du poisson est interpellé pour une affaire de cocaïne. Les raisons de son interpellation font suite à la découverte d’environ 17 kg de drogue dans un conteneur chargé de gésiers de poulet embarqué depuis le Brésil et destiné à la société Cajaf Comon Sa, propriété de Sébastien Ajavon. Trois autres personnes sont gardées à vue dans le même dossier. Le principal mis en cause qu’est le propriétaire de la société, nie toute implication et laisse croire qu’il s’agit d’un montage grotesque orchestré pour nuire à sa personne et ternir son image. Il est allé plus loin en indiquant publiquement que c’est le chef de l’Etat qui est derrière cette affaire. C’est le régime de la Rupture qui a orchestré cette manœuvre de nuisance, choisit-il comme ligne de défense lors de la conférence de presse qu’il a organisée le vendredi 28 octobre 2016, plus tôt avant son interpellation à l’hôtel Marina à Cotonou. Ses avocats conseils, avec en tête de pont, par le bâtonnier Jacques Migan, qualifient non seulement sa garde à vue d’arbitraire, mais aussi relèvent assez d’irrégularités dans la procédure et s’appuient sur les déclarations de leur client pour démonter les accusations soulevées contre Sébastien Ajavon. Alors que l’affaire a déjà pris une tournure politique au regard des prises de position de certains acteurs tant de la société civile que du monde politique, et que des populations sont mobilisées dans la rue, tous appelant à la libération du roi du poulet, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Lawani Daouda, écoutera enfin Sébastien Ajavon après les huit jours de garde à vue, délai maximum prévu par le Code de procédure pénale. Ce sera un face-à-face Ajavon-Procureur de la République. Les déclarations du principal mis en cause et de celles des trois autres personnes seront confrontées aux faits mentionnés dans le rapport de la Commission d’enquête mise sur pied dans le cadre de l’affaire. Elle a déposé hier les conclusions de ses travaux. A la suite de l’audition, Sébastien Ajavon sera fixé sur son sort. Une chose est sure, il ne retournera plus à la brigade territoriale de gendarmerie de Cotonou. Prendra-t-il la direction de son domicile ? Prendra-t-il la route de la maison d’arrêt de Cotonou ? Sur la base des faits, qui établissent l’implication du roi du poulet, ou qui le lavent de tout soupçon, le Procureur de la République prendra sa décision. Ce vendredi risque d’être un jour particulier dans le pays, quelque soit la suite qui sera donnée. En tout cas, les Béninois retiennent leur souffle.

FN

Les syndicalistes exigent la "normalisation" de la procédure

Les responsables des Centrales et Confédérations syndicales sont montés au créneau hier jeudi 3 novembre 2016 dans le cadre de l’affaire Sébastien Ajavon. Dans leur grand oral qui a eu pour cadre la Bourse du travail, Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Noël Chadaré, Emmanuel Zounon, Christophe Houessionon et Christophe Dovonon, ont formulé des exigences et mis en garde le gouvernement. Entre autres, ils ont réclamé la libération sans délai du magnat de la volaille et ses collaborateurs. Aussi, ont-ils demandé la "normalisation" de la procédure judiciaire en vue de garantir le respect des droits des mis en cause.

SA

aCotonou

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