Affaire 18kg de cocaïne et suspension du terminal Socotrac

Affaire 18kg de cocaïne et suspension du terminal Socotrac

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Réunis au sein du Collectif des employés Cajaf-Comon-Socotrac, les employés de l'homme d'affaires Sébastien Ajavon sont montés au créneau hier, jeudi 1er décembre 2016, pour fustiger les dernières décisions prises par le gouvernement à l'encontre du terminal à conteneurs de Socotrac ainsi que son mutisme dans le dossier "Saisie de cocaïne au Port de Cotonou''.

Selon ces derniers, l'espoir né de la création de la coalition de la Rupture a tôt fait de devenir un regret, de l'amertume, la désolation. « Nous y avons cru et nous nous sommes mis ensemble avec toutes les filles et tous les fils de ce pays pour l'avènement d'un ordre nouveau. Huit mois seulement après, le ciel s'est assombri suite à l'arrestation rocambolesque de notre employeur et trois de nos collègues. C'est dans une affaire dite de découverte de cocaïne pure qui nous laisse indignés et révoltés. Malgré les décisions de justice qui démontrent à suffisance un montage grossier et honteux, nos entreprises subissent un acharnement grotesque de la part de certains responsables administratifs pourtant censés les protéger », fit savoir le porte-parole du Collectif. Ils s'indignent, par ailleurs, du fait que les coupables ne soient toujours pas identifiés et sanctionnés jusqu'à ce jour. La décision de suspension du terminal à conteneurs puis de l'agrément accordé à la société SOCOTRAC n'est pas du goût de ces derniers qui y voient une menace sur les emplois dans un contexte socio-économique difficile. Ils appellent à la préservation des emplois, des libertés individuelles et collectives acquises de hautes luttes par les travailleurs. « Nous venons nous insurger contre un assassinat économique visiblement programmé », ont-ils déclaré pour exiger du Directeur général des Douanes, l'annulation immédiate de la suspension du terminal à conteneurs et de l'agrément de la société SOCOTRAC ; la sécurité et la protection de tous les investisseurs béninois et étrangers créateurs d'emplois ; la réouverture sans condition des chaînes Sikka TV, radio Soleil FM et de tous les autres médias arbitrairement suspendus. Pour les secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou, Pascal Todjinou de la Cgtb et Noel Chadaré de la Cosi-Bénin, les travailleurs seront contraints de descendre dans la rue pour contrer les décisions liberticides et arbitraires du gouvernement de la Rupture.

Aziz BADAROU

aCotonou

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